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Sommes-nous seuls dans l'univers? Nouvelles approches

Le physicien italien Fermi s'était demandé en 1950 si nous étions seuls dans l'univers. Depuis la question reste posée. Différentes réponses ont été faite. La plus courante consiste à dire que d'éventuelles planètes habitées sont trop éloignées pour que des êtres intelligents semblables à nous puissent nous signaler leur existence.

Par ailleurs il faut beaucoup de temps pour qu'une  forme de vie extraterrestre évolue suffisamment pour produire des êtres semblables à nous. De plus, tout laisse craindre qu'une civilisation intelligente suffisamment évoluées s'auto-détruirait rapidement. D'ores et déjà, il est impossible d'observer la moindre forme de vie extraterrestre. On découvre seulement que des molécules nécessaires à la vie peuvent être identifiées dans l'espace.

Enfin, rien ne prouve que des visiteurs extraterrestres ne nous aient pas déjà visités, mais que nous ne le sachions pas. L'existence de l'espèce humaine pourrait d'ailleurs en être la trace qu'elles auraient laissée sur la Terre

Un article référencé ci-dessous que vient de publier une équipe de chercheurs dans la revue The Astrophysical Journal veut montrer que les distances entre des planètes habitées sur notre galaxie ne sont pas aussi grandes qu'on ne le pense actuellement, du fait du mouvement relatif de ces planètes les unes par rapport aux autres. Ainsi le soleil se serait trouvé plus de 50 fois au centre de la galaxie depuis la formation de celle-ci. Les mouvements relatifs des planètes pourraient permettre une rapide dispersion de la vie, à partir de son apparition.

Selon des simulations faites pour cette recherche, ceci pourrait permettre de comprendre pourquoi certaines galaxies seraient habitées, et non d'autres. Ainsi serait résolu le paradoxe de Fermi. Les chercheurs ont calculé qu'une espèce ayant acquis la capacité de longs voyages interplanétaires – ce dont nous sommes encore loin – pourrait peupler notre galaxie en quelques millions d'années, voire en 650.000 ans.  Si nous n'en avons pas encore observées, c'est parce qu'il n'en existerait pas.

Mais on peut supposer que de telles espèces, comme rappelé ci-dessus, pourraient s'auto-détruire en quelques siècles, une fois atteint le niveau de capacités suffisantes. Plusieurs d'entre elles auraient pu s'établir sur Terre puis disparaître sans laisser de traces.

Ceci dit, on pourra s'interroger sur l'intérêt de telles recherches. Il s'agit vraiment, selon l'expression, de tirer des plans sur la comète. Mais l'on répondra que, tout au moins en cosmologie, les principales hypothèses sont invérifiables avec les moyens actuels. De plus, que les humains s'habituent à l'idée qu'ils ne seraient pas exceptionnels ne peut être qu'une bonne chose. Ceci d'autant plus que ceci pourrait inciter à rechercher plus activement des formes de vie, encore existantes ou ayant pu disparaître, non seulement sur la Terre, mais sur les planètes dites habitables que découvre désormais en grand nombre l'astronomie actuelle. 

Références

The Astrophysical Journal
https://arxiv.org/abs/1902.04450

Paradoxe de Fermi https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi

08/03/2019
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