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Comment faire face à l'augmentation du nombre des détenus radicalisés ?

Cette note a été rédigée à la demande d'une majorité de membres de notre comité de rédaction, auxquels s'associe l'auteur de la note, à la suite de l'attentat commis au Centre pénitentiaire d'Alençon - Condé-sur-Sarthe.

Rappelons que deux gardiens de prison y ont été poignardés par un détenu radicalisé d'origine autochtone, armé par un couteau en céramique apporté par une visiteuse s'étant revendiquée comme musulmane.

L'attentat pose de nombreuses questions :

- Qu'est-ce qu'un détenu radicalisé ? Le terme de radicalisé qualifie un individu d'origine musulmane ou récemment converti à l'Islam qui ne retient de cette religion, qui se dit de paix et d'amour, que les incitations à tuer les hérétiques, c'est-à-dire en ce cas ceux qui ne reconnaissant pas l'orthodoxie islamique. Il s'agit des croyants en d'autres religions, mais aussi des athées, autrement dit d'une grande majorité de la population. La grande majorité des islamistes radicalisés, que l'on trouve dans la vie civile, mais aussi de plus en plus en prison, ne tuent personne. Mais certains passent à l'acte, que ce soit dans le cadre d'un terrorisme civil, de plus en plus banal dans nos sociétés, ou en prison.

- Un détenu musulman ou converti à l'Islam qui se livre à un attentat comme celui de Condé sur Sarthe est-il motivé par des raisons religieuses ? On peut penser qu'il le fait pour donner satisfaction en lui à des motivations ou à des pulsions criminelles qui n'ont rien de religieux. La plupart des meurtres commis en prison le sont par des individus déjà condamnés pour meurtre ou tentative de meurtre, qui cherchent à s'évader ou qui estiment n'avoir plus rien à perdre s'ils donnent satisfaction à leurs pulsions meurtrières. Mais il est probable que certains trouvent dans l'islam radical, consciemment ou inconsciemment, une raison de plus pour passer à l'acte.

- La prison favorise-t-elle la conversion à l'islam radical ? On le constate dans la mesure où ces détenus radicalisés se retrouvent entre eux à diverses occasions de la vie en prison, puisqu'ils ne sont pas condamnés à un enfermement dans une cellule ne leur permettant aucun contact extérieur. Les plus fanatiques des détenus radicalisés peuvent alors trouver de nombreuses occasions pour convertir à la violence des détenus qui n'oseraient pas passer à l'acte.

- Le système pénitentiaire français actuel est-il prêt à faire face à une augmentation de la violence provenant de détenus radicalisés ? La réponse est évidemment négative. L'administration pénitentiaire sera rapidement débordée. Pour faire face à cette augmentation de la violence provenant de l'islam radical, ies pouvoirs publics devraient décider la création de nombreuses noueux établissements pénitentiaire sécurisé (d'ailleurs fort mal vus par la habitants des villes où ils seront construits.Il faudrait aussi décider de recruter par centaines de nouveaux personnels pénitentiaires, femmes et hommes, de leur verser des rémunérations bien supérieures à celles qu'ils reçoivent actuellement, de les armer plus sérieusement qu'ils ne le sont actuellement. Autrement dit, de très importants crédits devraient être attribués dans l'urgence au ministère de la justice et à l'administration pénitentiaire. Or on peut craindre qu'à court terme, malgré quelques bonnes paroles, l'Etat ne fasse rien de significatif en ce sens, au prétexte fallacieux de ne pas accroître la dette publique.

- Concernant le régime des visites aux détenus, notamment à ceux considérés comme radicalisés, il faudra adopter des procédures de fouille plus strictes à l'égard des visiteurs ou visiteuses, compte tenu du fait que les armes blanches en céramique ou les pistolets en polyester indétectables aux rayons X se généraliseront. Beaucoup de ces visites proviendront de potentiels terroristes extérieurs voulant communiquer avec des détenus radicalisés, y compris en leur apportant des armes ou afin de les aider à préparer leur évasion.

- Ajoutons que si une suite était donnée à l'intention de rapatrier en France plusieurs centaines de djihadistes de nationalité française actuellement détenus en Irak, les difficultés à résoudre, évoquées ci-dessus, seraient encore plus nombreuses et insurmontables avec les moyens actuels.

Note

On pourra lire au 06/03, concernant l'affaire de Condé sur Sarthe, un article bien informé dont l'auteur s'est manifestement  inspiré des meilleures sources, tenues au silence par la réserve professionnelle. 
htps://ripostelaique.com/lassassin-islamiste-chiolo-pouvait-donc-baiser-en-prison-et-poignarder-ensuite-deux-gardiens.html

Voir aussi sur le déroulé de l'attaque https://www.lci.fr/police/en-direct-attaque-de-la-prison-de-conde-sur-sarthe-deux-gardes-a-vue-levees-michael-chiolo-toujours-hospitalise-2114631.html

 


Le Comité de rédaction
 

06/03/2019
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