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Suède et Finlande. De plus en plus d'opposition à la politique d'accueil des migrants

Ces deux pays sont souvent cités en exemple par les associations dites humanitaires qui reprochent à l'Italie et la France, notamment, les obstacles divers qu'elles opposent à un large accueil des migrants originaires du Moyen-Orient et d'Afrique sud-saharienne.

Il est exact que jusqu'à présent les pays scandinaves, et plus particulièrement la Suède et la Finlande, n'avaient pas fait obstacle à l'entrée de « réfugiés » au prétexte que ceux-ci fuyaient légitimement les persécutions que leur imposaient leur pays d'origine présentés comme des dictatures. Cela avait été vite compris par les « passeurs » qui ont recruté contre forte rémunération de nouveaux candidats à l'immigration. Les centres de réception ouverts en Suède et en Finlande pour accueillir après un contrôle minimum de nouveaux migrants sont désormais saturés. Les images de files de migrants en attente à la porte de ces centres se sont répandues dans toute la Scandinavie.

Les autorités, qui avaient jusqu'à présent vu avec faveur cette immigration, au prétexte notamment qu'elle pourrait compenser la faible natalité des autochtones, commencent à s'inquiéter. En effet de plus en plus de rapports de police mettent en lumière les guerres de gangs au sein d'immigrés vivant notamment du trafic de la drogue. Ces guerres ont déjà fait de nombreux morts parmi eux et éventuellement parmi les habitants des quartiers d'accueil.

Par ailleurs, les Scandinaves, qui ont toujours donné au monde des exemples de démocratie locale comme de libération de la femme, constatent que les migrants, loin de « s'intégrer », ce qui aurait signifié une adoption progressive de ces valeurs, construisent des communautés fermées, où l'islam le plus intégriste est enseigné par les imams auto-proclamés et où les femmes, en particulier, se voient refuser toute égalité de traitement avec les hommes

De plus les migrants à qui l'accès a été refusé pour raisons de sécurité, refusent évidemment de partir. Nul n'est en mesure de les obliger à le faire. Il s'ensuit que de plus en plus de Suédois et de Finlandais s'en prennent, avec un soutien croissant de l'opinion, aux locaux des centres d'accueil et à leurs personnels.

En Suède, les partis au pouvoir qui avaient accepté, sinon encouragé cette migration, sont de plus en plus désavoués par leurs électeurs. Seuls le parti Les Verts continue à militer en faveur d'un accueil de plus en plus large. Une association de jeunes parmi eux s'en est pris récemment au « chauvinisme national » des Suédois et à leur conviction que leur civilisation est supérieure à celle des pays d'où proviennent ces migrants. Les Verts dénoncent également le fait que les Suédois refusent d'accepter « la globalisation du monde ».. Les grands partis au pouvoir n'ont pas encore réagi. Cependant des intellectuels influents tels que l'écrivaine et députée Ann Helen Heberlein  s'oppose au laxisme des Verts. Elle a écrit récemment qu'elle préférait la société égalitaire suédoise à celles « qui oppriment les femmes, encouragent leurs mutilations génitales ainsi que leur mariage alors qu'elles sont encore enfants.

On objectera que d'ici la fin de ce siècle des centaines de millions d'Africains affamés par le réchauffement climatique se réfugieront en Europe, Scandinavie comprise. Pourquoi ne pas s'y préparer ? Mais demain est un autre jour.

* Sur le point de vue des Verts suédois, voir Expressen

 

 

 

04/03/2019
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