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Délirants pathologiques en liberté. Tueurs en puissance par Régulus

Ce nom de Régulus, déjà utilisé ici, désigne des auteurs d'articles à qui la réserve professionnelle s'imposant dans leurs fonctions, interdit de s'exprimer sous leur nom, mais permet de le faire sous forme anonyme s'ils estiment que l'intérêt général l'impose.

La presse a indiqué récemment que : La nommée Essia B. la femme suspectée d'être à l'origine de l'incendie le plus meurtrier de Paris depuis 14 ans a déjà été internée 13 fois ces dix dernières années. Ce serait sa famille qui l'aurait placée en établissement après des crises, ou quand son comportement devenait ingérable. La suspecte de 40 ans a été inquiétée trois fois en 2016 pour suspicion de violence conjugale et pour avoir dégradé ou tenté de dégrader un magasin en allumant un feu. Elle n'aurait pas été poursuivie à cause de sa santé mentale. 

Dans le cas où son état de santé n'évoluait pas, elle pourra faire l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office. Il reviendra alors à des experts psychiatres d'indiquer si son discernement était altéré ou aboli au moment des faits.

Cet événement dramatique devrait entraîner rapidement une prise de conscience des risques pour la société qui découle de la remise en liberté d'individus déjà internés plusieurs fois en établissement psychiatrique et à chaque fois remis en liberté. Le prétexte de tels remises en liberté ne repose pas, comme le savent bien les médecins et soignants hospitaliers, sur des raisons médicales, mais sur le manque croissant d'effectifs de ces établissement.

Ce dernier résulte des mesures drastiques d'économies imposées par les restrictions des budgets publics décidées récemment par le gouvernement. Ne sont conservés dans les hôpitaux que les individus beaucoup trop délirants et dangereux pour pouvoir être laissés en liberté sans dangers majeurs pour la société.

Dans le même temps, les mêmes exigences injustifiées de réduction des effectifs de la police et de la justice imposent aux fonctionnaires de ces services de n'intervenir que sur le fait, c'est-à-dire dans les cas avérés d'atteintes graves à l'ordre public. Aucune mesure préventive n'est désormais possible. Ceci veut dire qu'il faut attendre que des morts se produisent dans la population pour que les autorités puissent intervenir.

Dans le cas de la nommée Essia B. comme l'indiquent les informations officielles, elle ne pourrait faire l'objet d'une hospitalisation d'office que « si son état de santé n'évoluait pas ». On ne voit pas en quel sens il pourrait évoluer, sinon dans celui de l'aggravation de ses pulsions meurtrières. Mais même en ce cas, il apparaît « que des experts psychiatres devront indiquer si son discernement était altéré ou aboli au moment des faits ». Auquel cas, elle pourrait échapper au procès et à la condamnation qu'impose la gravité de son crime. Elle serait placée dans un établissement psychiatrique dont elle ne tarderait pas à s'échapper rapidement, vu l'insuffisance des moyens qui frappe comme rappelé ci-dessus ces établissements.

Tant que le Président de la République ne comprendra pas qu'il met en danger la société en réduisant continuellement les effectifs de la police, de la justice et de la santé, il faudra s'attendre à ce que se produisent de nouvelles affaires dramatiques de ce genre. Ceci d'autant plus que l'inévitable publicité donnée aujourd'hui par les médias aux incendies et meurtres d'origine criminelle les plus spectaculaires, incitera de plus en plus d'individus à la santé mentale fragile de reproduire par mimétisme, ne fut-ce que pour faire parler d'eux, les actes criminels auxquels ces médias font échos.

Regulus

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Pour en savoir plus, voir AFP

La politique médicale "n'est plus de remplir les hôpitaux psychiatriques de personnes qui y passent leur vie" parce que c'est meilleur pour "leur réinsertion", a assuré jeudi la ministre de la Santé Agnès Buzyn alors que la principale suspecte d'un incendie à Paris sortait juste de l'hôpital.

"On ne souhaite plus avoir d'hôpitaux psychiatriques remplis de personnes qui y passent leur vie. Ce sont des changements de pratique survenus il y quelques années", a expliqué jeudi Agnès Buzyn sur Europe 1.

La ministre était interrogée sur le suivi psychiatrique de la principale suspecte de l'incendie qui a fait 10 morts à Paris dans la nuit de lundi à mardi. Elle venait de sortir, le 30 janvier, d'un séjour de près de deux semaines à l'hôpital psychiatrique de Saint-Anne. Cette hospitalisation, la treizième en dix ans, avait pris fin "sur décision médicale", a souligné mercredi le procureur de Paris Rémy Heitz.

Sans se prononcer sur ce dossier, Mme Buzyn a rappelé que "le traitement ambulatoire est recommandé dans beaucoup de pathologies parce qu'il permet une meilleure réinsertion des personnes".

"Ça n'est pas parce que l'on ferme des lits que l'on met les gens dehors, c'est que l'on a des recommandations selon lesquelles il faut traiter les gens chez eux", a-t-elle ajouté.

far/lum/pta

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Egalement, de l'AFP

par Guillaume DECAMME et Mehdi CHERIFIA

Au lendemain de l'incendie d'un immeuble qui a fait dix morts à Paris et 96 blessés, le profil psychiatrique de la principale suspecte, une habitante des lieux encore récemment internée, est au centre des interrogations, alors que la sécurisation de l'immeuble vient d'être achevée pour permettre les investigations.

"Une personne est toujours dans un état d'urgence absolue", a déclaré mercredi le procureur de Paris Rémy Heitz lors d'une conférence de presse, ajoutant que 6 des 10 morts avaient pour l'heure été identifiés.

L'unique suspecte, interpellée ivre peu après le début de l'un des plus incendies les plus meurtriers dans la capitale depuis près de 14 ans, avait été brièvement entendue mardi avant que sa garde à vue ne soit levée en raison de son état de santé mental, a-t-il indiqué.

Cette quadragénaire, qui a nié avoir commis les faits, a été conduite dans la foulée à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police en fin de journée. Son état sera analysé dans les prochains jours et elle pourrait faire l'objet d'une hospitalisation d'office, a expliqué le procureur.

Cette femme venait de sortir, le 30 janvier, d'un séjour de près de deux semaines à l'hôpital psychiatrique de Saint-Anne à Paris. Cette hospitalisation, la treizième en dix ans, avait pris fin "sur décision médicale", a-t-il souligné.

Le magistrat a indiqué qu'un voisin avait appelé la police juste après minuit lundi pour se plaindre du bruit causé par cette femme. Cet homme, par ailleurs pompier, l'avait ensuite recroisée dans le hall après le départ des forces de l'ordre. C'est alors qu'elle lui avait dit: "Regarde-moi droit dans les yeux. Toi qui aimes les flammes, ça va te faire tout drôle quand ça va exploser", a rapporté le voisin aux enquêteurs.

A 00h36, une habitante de l'immeuble alertait les pompiers d'un départ de feu dans l'immeuble. Dans le même temps, la suspecte était "arrêtée en état d'alcoolémie alors qu'elle tentait de mettre le feu à une voiture" dans une rue voisine, d'après une source policière.

Ses antécédents judiciaires font apparaître trois procédures où elle a été mise en cause, sans jamais être condamnée.

Deux d'entre elles furent classées sans suite en 2016, en raison d'un "état mental déficient", l'une pour un "vol avec mise à feu de vêtement" et l'autre pour des violences, a déclaré M. Heitz

Par ailleurs, en 2017, une autre procédure pour "violences conjugales" avait été classée sans suite faute d'infraction suffisamment caractérisée.

07/02/2019
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