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Transport aérien et détérioration climatique

On peut lire dans une étude récente publiée par Nature des données (référence ci-dessous) jusqu'à présent peu commentées concernant la production de gaz à effet de serre par le transport aérien et ses conséquences alarmantes sur le réchauffement climatique

Rappelons que chaque jour, un demi-million de personnes, c'est-à-dire la population d'une petite ville, se trouvent à 10 ou 11 km d'altitude attachées sur leur siège dans les appareils commerciaux qui sillonnent en permanence la base de la stratosphère. Ceci est particulièrement inquiétant à une époque où dans le monde entier et dans tous les domaines, une grande importance est donnée à l'urgence de combattre le réchauffement climatique.

Le transport aérien serait certaines études le plus grand producteur au monde de CO2, principal gaz à effet de serre. Ceci ne fait qu'augmenter avec l'effort fait par toutes les compagnies pour augmenter leur clientèle en diminuant le prix du billet. Un vol en moyenne aujourd'hui est de 60% en valeur absolue moins cher qu'il ne l'était en 1995. Cette diminution de prix est obtenue principalement par l'augmentation du nombre des appareils en service, résultant elle-même d'un effort sans précédent des industriels, notamment Airbus et Boeing, pour produire des avions moins chers à l'achat. Cette diminution de prix n'est pas due à la diminution de la consommation en carburant. Celle-ci ne fait qu'augmenter avec la vitesse et la charge des appareils, comme avec la volonté d'atteindre de plus en plus rapidement une altitude de plus en plus élevée.

Il en résulte que 4 milliards de billets sont vendus chaque année par les compagnies. Selon l' International Air Transport Association, ce nombre devrait atteindre 7,8 milliards vers 2030. .Le chiffre est à comparer avec une population mondiale d'environ 7 milliards d'individus.

La production de C02 et d'oxyde d'azote résultant de la consommation du carburant d'aviation, le kérosène, ne diminuera donc pas. Aujourd'hui, on estime que celle-ci représente environ 2% de la production totale mondiale de gaz à effet de serre. Elle atteindrait 10% vers 2050, voire 20% si d'autres sources, telle que le trafic routier, réduisaient leurs émissions, notamment avec la mise en service de véhicules électriques.

Or cette solution n'est pas envisageable pour le transport aérien, vu le poids des batteries qu'il faudrait emporter, équivalent au poids de l'appareil tout entier. Aucune perspective n'est en vue pour le moment concernant la production d'accumulateurs considérablement plus légers que ceux actuellement en service. Deux prototypes d'avions électriques sont actuellement à l'essai, mais il s n'intéressent que des appareils au mieux biplaces et se déplaçant à 120 km/h maximum.

Nous pouvons ajouter que les chiffres aujourd'hui disponibles n'intéressent que l'aviation civile. Dans tous les grands pays, notammment aux Etats-Unis, le nombre et la consommation des appareils militaires ne fait qu'augmenter. Mais il n'existe évidemment aucune étude statistique en ce domaine.
 

Référence de l'article https://www.nature.com/articles/s41558-018-0141-x

Abstract

Tourism contributes significantly to global gross domestic product, and is forecast to grow at an annual 4%, thus outpacing many other economic sectors. However, global carbon emissions related to tourism are currently not well quantified. Here, we quantify tourism-related global carbon flows between 160 countries, and their carbon footprints under origin and destination accounting perspectives. We find that, between 2009 and 2013, tourism's global carbon footprint has increased from 3.9 to 4.5 GtCO2e, four times more than previously estimated, accounting for about 8% of global greenhouse gas emissions. Transport, shopping and food are significant contributors. The majority of this footprint is exerted by and in high-income countries. The rapid increase in tourism demand is effectively outstripping the decarbonization of tourism-related technology. We project that, due to its high carbon intensity and continuing growth, tourism will constitute a growing part of the world's greenhouse gas emissions.

08/01/2019
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