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Trump. Enfin une bonne décision. Mais après ?

De quelle décision s'agit-il ? Il s'agit de retirer progressivement les forces militaires américaines des bases qu'elles occupent en Syrie afin de les rapatrier aux Etats-Unis.

Le prétexte donné est que les Américains auraient vaincu l'organisation terroriste Daesh. Personne ne peut le croire vu le bourgeonnement actuel des sites terroristes dans toute la région. De plus, Donald Trump avait déjà envisagé ce retrait au cours de sa campagne électorale, mais il y avait renoncé du fait de l'opposition des généraux.

Pourquoi aujourd'hui agiter à nouveau cette perspective ? Ce serait la suite d'une conversation avec le président turc Erdogan. Mais on voit mal comment ce dernier, considéré aujourd'hui à Washington comme un allié de Moscou, aurait pu se faire entendre de Trump.

On pourra répondre que l'économie des quelques milliards par an que coûte au Trésor la présence américaine a du le motiver, vu les difficultés budgétaires croissante des Etats-Unis. Peut-être aussi un nombre croissant des électeurs de Trump estimant cette présence comme inutile à la sécurité des Etats-Unis, voire dangereuse se sont-ils faits entendre à la Maison Blanche. Il s'agirait de bonnes raisons justifiant son annonce de retrait.

Mais le décision du Président a surpris beaucoup de ceux qui avaient au fil des mois découvert qu'il n'avait aucune autonomie réelle vis à vis du Pentagone et de l'Etat profond américain. Il avait en particulier couvert de son autorité les décisions visant à affronter la Chine dans le Pacifique-sud, à soutenir les manœuvres belliqueuses du gouvernement ukrainien, à étendre la présence militaire américaine en Syrie, menaçant directement le gouvernement de Bashar al Assad et finalement en prenant le risque d'un affrontement militaire direct entre les Américains et les Russes qui pourrait dégénérer en guerre mondiale.

De plus, en retirant l'US Army du Moyen-Orient, il ouvre la porte à une intervention militaire accrue de l'Iran dans cette région. Or il avait précédemment quasiment désigné ce pays comme un ennemi à abattre en priorité.

Réactions violentes

Donald Trump par ailleurs ne pouvait pas ne pas prévoir les réactions violentes qui se développent aujourd'hui au sein de l'armée et du Congrès. Elles ne cessent de s'amplifier, comme en témoigne l'article de RT cité ci-dessous en référence. A-t-il délibérément décidé d'affronter tous ces décharnements pour affirmer son autorité ou parce qu'il avait enfin compris que la présence américaine en Syrie, si loin de ses bases, n'avait guère d'utilité pratique. Les porte-avions de l'US Navy croisant en méditerranée suffisent largement à décourager les manœuvres hostiles des adversaires éventuels.

L'avenir proche dira si Donald Trump persiste dans sa volonté de retrait. Il se peut, connaissant le personnage, qu'il change à nouveau d'avis. Mais précisément, connaissant le personnage, ne faut-il pas imputer sa décision à une nouvelle foucade impulsive n'obéissant à aucun motif rationnel. Il peut paraître étonnant qu'une grande puissance comme l'Amérique se soit dotée d'un tel président. Mais avec le régime quasi-présidentiel et l'irrationalité des choix qu'il entraîne, tout est sans doute possible.

Dans l'immédiat, il n'est pas impossible que les militaires, à bout d'arguments, ne décident de faire assassiner Trump au cours d'un de ses déplacements, comme jadis John Kennedy. Ceci serait un pronostique funeste pour ceux qui croient encore à une coexistence pacifique entre l'Ouest et l'Est.

Voir
 https://www.rt.com/usa/446895-usa-reactions-syria-withdrawal/

Au 19/12. Trump assume

https://www.google.fr/amp/s/amp.parismatch.com/Actu/International/Retrait-des-troupes-americaines-de-Syrie-Donald-Trump-assume-1595644

Plus de détails sur 
https://www.theamericanconservative.com/articles/trumps-decision-to-leave-syria-was-no-surprise/?mc_cid=015ea20d36&mc_eid=c88862f7f8

Voir aussi
https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2018/12/us-state-department-syria-trump-withdraw-isis-iran.html?mc_cid=015ea20d36&mc_eid=c88862f7f8

Au 20/12
http://www.spacewar.com/reports/UK_says_still_more_to_do_against_IS_after_US_Syria_pullout_999.html   UK and France


 


 

20/12/2018
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