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De la préhistoire à la posthistoire

Il est curieux de constater que tous les chercheurs qui s'intéressent à la préhistoire et aux relations qu'elle peut entretenir avec l'histoire moderne ignorent ce qui se passe actuellement dans le monde, ou tout au moins dans certaines parties du monde.

En d'autres termes, ils ne semblent pas se rendre compte du fait que le passage de l'homme dit prémoderne ou préhistorique à l'homme moderne se poursuit et s'accélère actuellement.

Sans doute est-ce du à leur insuffisante connaissance de l'univers numérique et de ses effets sur les sociétés traditionnelles. Par univers numérique, on peut entendre un monde qui sera profondément façonné par l'intelligence artificielle et par une robotique dite elle-aussi intelligente. C'est au sein de la société moderne, autrement dit la nôtre, peuplé d'hommes se disant modernes, que sont apparues il y a une cinquantaine d'années ces deux technosciences. Or celles-ci, sous l'effet de facteurs divers, dont certains encore mal élucidés, sont en train de s'accélérer et se conjuguer. Ce faisant, elles transforment profondément, et parfois dangereusement, l'univers traditionnel.

Au sein de ces transformations se dessinent les contours de ce que l'on commence à nommer un homme postmoderne. Dans la suite du mouvement, il n'est pas exclu que cet homme postmoderne soit progressivement remplacé par un homme à proprement parler artificiel. Dans quelle mesure ce dernier conservera-t-il des caractères propres à l'humain tel qu'il a été connu et tel qu'il se définit encore actuellement ?

Bien plus, dans la suite de l'évolution de l'intelligence artificielle et de la robotique intelligente, ne pourrait-on voir apparaître des formes de vie artificielle qui refuseraient toute appartenance à l'humanité et se prétendraient comme seules capables de survivre dans un milieu naturel progressivement détruit par les effets d'un réchauffement climatique et de guerres dont l'homme moderne est le principal responsable ?

Dans un premier temps, il n'est pas exclu que cette vie artificielle, rassemblant tous les moyens développés par elle au cours de son processus de dépassement de la nature humaine, puisse se rendre suffisamment robuste pour s'établir et se reproduire dans des planètes proches, telles que la Lune, Mars ou éventuellement des satellites d'autres planètes géantes telles que Saturne ? Si cette vie artificielle y arrivait, comme cela semble très probable, il lui serait légitime de supposer que d'autres systèmes solaires hébergeant cette vie artificielle, voire d'autres galaxies, pourraient se rencontrer dans l'univers visible, sinon dans d'autres univers.

A chacun son métier ?

Les historiens et préhistoriens auxquels France Culture a donné la parole répondront que ces considérations, aussi intéressantes soient-elles, ne peuvent entrer dans le domaine de leurs recherches. C'est là que les chercheurs s'intéressant au développement de l'univers numérique pourraient leur dire qu'ils se trompent.

Pourquoi ne pas supposer que les mêmes facteurs biologiques, neurologiques ou sociologiques à l'oeuvre chez l'humain actuel n'auraient pas été déterminants dans l'apparition du presapiens puis du sapiens, au sein des autres espèces vivant à l'époque. Ces autres espèces, telles les ancêtres des actuels primates, n'ont manifestement pas réussi à maîtriser à leur avantage les processus de l'évolution darwinienne. En conséquence de quoi, elles ont disparu ou sont en voie d'extinction.

Si ce que l'on nomme le progrès scientifique et technologique, aboutissant aujourd'hui à la rapide extension de l'univers numérique, a été du comme beaucoup le supposent à une mutation génétique apparue par hasard au sein du système nerveux central des prédécesseurs de l'humain, tels que les australopithèques, ne faudrait-il pas par exemple se demander si une nouvelle mutation génétique, trop faible pour être perçue par la génétique actuelle, n'a pas obligé le préhumain à se transformer en humain, voire n'obligerait pas aujourd'hui l'humain à se transformer en posthumain.

Si d'autres facteurs ont joué, ou continuent à jouer pour déterminer cette transformation, que seraient-ils ? Seraient-ils maîtrisables par l'humain actuel, à supposer que celui-ci soit capable de les découvrir et de les mettre en œuvre.

Il est à peu près certain que le travail des préhistoriens et historiens auquel France Culrure a le mérite de donner actuellement la parole, serait transformé si ceux-ci s'intéressaient à ces considérations apparemment éloignées de leur discipline.

Références

en date du 30/01/2017 https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/quoi-de-neuf-la-prehistoire-14-nos-freres-et-soeurs

en date du 02/02/2017 https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/quoi-de-neuf-la-prehistoire-44-la-prehistoire-est-elle-de

en date du 03/12/2018 https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/une-prehistoire-si-moderne-si-universelle-14-lhomme-prehistorique-est-il-moderne

 

03/12/2018
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