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Vilain spectacle au G20

Le G20 qui vient de se tenir en Argentine s'est traduit par ce que certains nomment une trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine. Les deux chefs d'Etat, Donald Trump et Xi Jinping, qui se sont rencontrés lors de la réunion, se seraient entendu pour faire une pause dans leur affrontement géostratégique.

 Celui-ci se traduit pour le moment par une guerre des tarifs, autrement dit par une course à celui qui imposera à l'autre les droits de douanes et autres impôts les plus élevés sur leurs exportations respectives.

La raison de cette pause n'est pas claire, surtout quand elle est décidée par les Etats-Unis qui souffrent le plus des importations chinoises à bas prix. On peut penser que la trêve ne tiendra pas, mais la question n'a en fait guère d'importance. La Chine restera la seconde grande puissance économique capable de prendre la place des Etats-Unis qui mène encore la course en tête dans ce domaine.

Un autre non-événement a été la non-rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Il s'agissait d'une « sanction » imposée par Trump à Poutine, comte-tenu de la façon dont celui-ci, d'ailleurs fort légitimement, avait fait réagir militairement aux intrusions de navires de guerre ukrainiens dans le domaine maritime de la Russie en Mer d'Azov. Moscou avait fait connaître qu'il n'attendait rien, ni en ce domaine ni en d'autres, d'une rencontre avec les Américains à Buenos Aires. Le ministre des affaires étrangères russe Sergui Lavrov s'est borné à indiquer avec un certain humour que « L'amour ne pouvait pas être forcé ».

Un détail pourtant n'a pas manqué d'attirer l'attention des observateurs. Il s'est agi de l'entretien apparemment fort aimable qu'à eu Vladimir Poutine avec le Prince héritier saoudien Mohammed bin Salmane (MBS) (voir image). Cette amabilité a surpris alors que la diplomatie russe n'avait cessé de dénoncer le rôle de MBS dans le meurtre de Jamal Khashoggi comme dans la guerre de plus en plus meurtrière que ce même MBS mène depuis plusieurs années au Yémen. On aurait attendu du président russe qu'il manifeste à l'égard de MBS un minimum de froideur réprobatrice.

Il est vrai que ledit MBS est assis sur ce qu'il faut bien appeler un trésor, les réserves de gaz et de pétrole du Royaume. Poutine, lui-même exportateur de ces combustibles fossiles, doit avoir intérêt à s'entendre avec MBS en vue de coordonner leurs politiques commerciales.

Référence

Voir Wikipedia. Sommet du G20 en Argentine https://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_du_G20_de_2018

 

02/12/2018
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