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Étonnant silence occidental sur l'attaque djihadiste au gaz contre Alep.

Curieusement, les gouvernements et les médias occidentaux ont fait peu état d'une attaque chimique au gaz ayant provoqué le 24 novembre plus de cent cas de suffocations graves parmi les civils visés.

Appelant l'ONU à intervenir, le gouvernement syrien a accusé « certains pays » de jouer un rôle dans le transit de substances chimiques destinées aux groupes djihadistes encore bien implantés dans la région d'Alep.

«Cette attaque terroriste résulte de la facilitation, par certains pays, de la livraison de substances chimiques aux groupes terroristes en vue d'utiliser ces dernières contre le peuple syrien et d'accuser par la suite les autorités syriennes», affirme le ministère syrien des Affaires étrangères.

«Cela se déroule par la mise en scène de scénarios, lesquels sont préalablement préparés au sein des chambres noires des services de renseignement de certains pays tuteurs du terrorisme», a ajouté la diplomatie syrienne, appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à «condamner immédiatement et fermement cette attaque terroriste».

Damas a par ailleurs invité l'ONU à «assumer sa responsabilité en tant que garant de la sécurité et de la paix, en prenant des mesures urgentes de punition à l'égard des pays et des organisations qui soutiennent et financent le terrorisme». Pour le moment, l'ONU n'a pas réagi.

Des experts russes ont utilisé des «analyseurs de gaz» pour confirmer la contamination chimique des zones touchées, selon un porte-parole des troupes de protection radio, chimique et biologique des Forces armées russes (NBC). Des échantillons de terre, ainsi que des fragments de bâtiments et de munitions, ont été récupérés afin d'établir la composition de la substance toxique utilisée par les combattants lors de l'attaque. 

Il est à peu près certain que les accusations de Damas sont fondées et pourront être prouvées. Sinon un concert de protestations et d'accusations se serait élevé dans le camp occidental, principalement les Etats-Unis la Grande Bretagne et la France. Ces protestations se seraient très probablement accompagnées de bombardements de représailles menée contre Damas par la coalition occidentale.

On notera de la même façon avec intérêt qu'aucun gouvernement occidental n'a élevé de protestations contre des frappes aériennes russes en Syrie menées en retour contre plusieurs positions de groupes rebelles et djihadistes».

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, qui a précisé que l'armée russe avait visé des «groupes terroristes» se trouvant dans la zone tampon d'Idleb, contrôlée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Sham. Ces derniers ont tiré sur un quartier d'Alep à l'aide de lance-grenades des «explosifs contenant apparemment du chlore», selon ce même Igor Konachenkov, citant une source militaire russe.


 



 

27/11/2018
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