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Mateo Salvini, ministre de l'intérieur et vice premier ministre italien

Mateo Salvini nous intéresse ici, non pas par son parcours exceptionnel dans la vie politique italienne, bien connu de tous désormais, mais par son refus obstiné de satisfaire aux demandes de la Commission Européenne (UE) lui demandant de réduire le déficit du budget italien pour entrer dans la norme tolérée par l'UE.Au 27.11. voir note 2 en fin d'article

 Aujourd'hui, il se fait le porte-parole, qui n'a rien de « populiste » selon le terme utilisé par les bien-pensants, de tous ceux qui, en Italie et en Europe, veulent s'opposer à l'UE.

Il ne s'agit pas dans un premier temps d'en sortir comme le fait la Grande Bretagne, mais de la changer de l'intérieur. Or, à la suite de ce discours, la popularité de Mateo Salvini, comme le montre les sondages, ne cesse d'augmenter en Italie.

Certes, il n'est pas très explicite sur la façon dont il voudrait que l'UE se transforme. Il est très clair par contre dans son opposition à une UE telle que la veulent Emmanuel Macron et Angela Merkel, c'est-à-dire empiétant de plus en plus sur les responsabilités des Etats-membres, notamment en termes budgétaires. Mateo Salvini refuse également, ce faisant, la volonté qui a toujours été celle des Etats-Unis de mettre l'UE au service d'objectifs géopolitiques visant à en faire une machine de guerre contre la Russie. Les Etats-Unis persistent par ailleurs, ce que refuse également Salvini, à vouloir mettre les économies européennes au service de leurs propres intérêts économiques.

On voit aujourd'hui, avec le succès en France du mouvement des gilets jaunes, que des positions de refus, même si elles ne s'accompagnent pas de programmes de substitution, peuvent devenir à elles seules une force politique. Il s'agit de refuser globalement tout ce que l'on nomme le système, sans commencer à discuter sur des solutions de repli, comme le propose Emmanuel Macron. Le refus brutal peut se révéler productif à terme, car il peut en émerger de nouveaux types d'organisation véritablement révolutionnaires, au sens propre du terme.

Le refus brutal et sans nuances que Mateo Salvini oppose au système tel qu'il s'exprime au niveau européen pourrait avoir une fécondité révolutionnaire analogue. Son mot d'ordre paraît être « Renversons d'abord, nous verrons ensuite ce que nous pourrons faire » . Il est probable que Mateo Salvini sera récupéré par le système. Dans l'immédiat son succès qui se poursuit devrait donner à réfléchir.

Note
Sur le parcours de Mateo Salvini, on pourra lire, avec cependant un certain recul, la fiche de Wikipedia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Matteo_Salvini

Note 2 au 27/11, 18h
On apprend ce soir que le gouvernement italien aurait accepté de réduire certains de ses projets de dépense emblématiques. Peut-on dire comme l'assurent les commentateurs ( avec une nuance de satisfaction dans la voix) qu'il aurait capitulé devant la Commission de Bruxelles ? Disons plutôt qu'il aurait cédé à certaines des exigences de l'électorat, notamment les grandes entreprises. Mais, sauf erreur de notre part, l'avertissement qu'il avait lancé à Bruxelles demeure entier. Ceci dit, l'avenir dira ce qu'il en sera. En ce qui nous concerne, pour le moment, nous ne retirons pas un mot à notre article.


 

27/11/2018
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