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Sur le nucléaire

Nous publions ici, avec l'accord de son auteur, un texte de Bernard Decugis.

Je fais partie de ceux qui pensent que courir deux lièvres à la fois est assurance de  les manquer.

Il me semble que , dans l'état actuel des choses et des besoins inéluctables en énergie, on ne peut à la fois s'interdire le recours au nucléaire en le condamnant irrémédiablement et « en même temps » vouloir ralentir le réchauffement en réduisant les pollutions dues aux sources traditionnelles d'énergie dont certaines ont été remises en fonction pour pallier l'arrêt du nucléaire apportant ce faisant une pollution bien plus accrue, comme on l'a constaté en Allemagne.

Si comme je le pense , la planète est menacée à très court terme par les pollutions et le réchauffement, réagir à court terme doit être  notre priorité absolue.

Si ceci est bien notre priorité alors, en dehors des énergies renouvelables totalement insuffisantes pour se substituer aux énergies carbonées, il n'y a guère que le nucléaire.

Il faut donc pousser le nucléaire et au contraire de la démarche actuelle pas toujours très claire prônée par les écologistes , prolonger l'existant d'une part et par ailleurs construire de nouvelles centrales, renforçant ainsi l'avantage compétitif qu'avait pu acquérir la France dans ce domaine.

Alorsi on pourra parler de généralisation de la propulsion électrique tous azimuts car les sources de production supplémentaires évaluées à au moins 6-8 centrales pour la France seront disponibles. Actuellement sur l'électrique sans se demander comment on va alimenter ces besoins additionnels

Alors oui, le nucléaire est dangereux et il pollue. Mais il faut remettre les chiffres en proportion

Sur la dangerosité il est bien connu que le nombre de morts dus au nucléaire est une fraction infime de ceux dus aux pollutions, et encore moins de ceux qui pourraient être victimes des catastrophes climatiques qu'on nous annonce. Je ne m'attarderai pas sur les statistiques qui abondent à ce sujet.

Sur la pollution : le nucléaire ne pollue pas : il permet d'ailleurs à la France d'être un champion européen ds la réduction des gaz. Certes par contre, le nucléaire présente un risque indéniable de pollution, au niveau de la conservation des déchets, qui s'étend sur une période qui dure très longtemps.

Oui, mais on a aussi très longtemps pour le résoudre et l'éliminer.

En attendant, des solutions d'enfouissage de ces déchets ont été mises au point qui garantissent sur des période de quelques décennies (bien sûr insuffisantes vis-à-vis de leur durée de100 000 ans !!) une sécurité dûment suivie et contrôlée.

....

Mon point est le suivant : on voudrait nous faire croire qu'on n'avancera jamais dans l'innovation visant à trouver à un terme plus ou moins éloigné des solutions au traitement des déchets nucléaires et à leur élimination : c'est un dogme érigé comme tel par les écologistes dont je ne perçois toujours pas les solutions qu'ils envisagent en réponse à la monté en puissance au niveau mondial des besoins en énergie et surtout en énergie électrique.

Basculons au contraire et de façon très volontariste sur le nucléaire et une énergie électrique au plus faible coût européen, confortons une avance technologique ou ce qu'il en reste, autour éventuellement d'un « AIRBUS-du nucléaire européen » (pas simple avec l'ukase allemand, mais il n'y a pas que l'Allemagne) , développons nos ventes à tous les pays demandeurs rétablissant par là notre balance extérieure car ce marché promet d'être énorme, et parallèlement engageons de façon également très volontariste une recherche intensive de solutions de traitement des déchets.

L'humanité en matière de progrès a plus progressé dans les derniers 100 ans que depuis qu'elle existe et plus dans les derniers 30 ans que dans les 70 précédents.

Le progrès va s'accélérant et les moyens de monitoring -surveillance -contrôle s'affinent et se sophistiquent permettant de renforcer notre vigilance et de réduire les risques de tous ordres.

Si les incitations de toutes natures à mobiliser nos énergies sur ce problème sont suffisamment fortes, des solutions peuvent être espérées d'ici quelques décennies au cours desquelles il faudra – comme c'est actuellement le cas – continuer d'améliorer la sécurité des centrales et  sécuriser en l'améliorant  l'enfouissage de ces déchets.

Tous ceci n'interdisant pas de pousser les feux sur d'autres procédés (voir Note ci-dessous) et de poursuivre la conquête du Graal de la fusion qui pourrait venir prendre le relais vers 2050-2070. Rappelons que la France y possède une avance non négligeable.

Notes  :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_combustible_nucléaire_au_thorium

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/reacteurs-nucleaires-thorium-avantages-10261/

https://www.sortirdunucleaire.org/L-Inde-mise-sur-le-thorium-comme 

Bernard DECUGIS

 

24/11/2018
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