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« Barack H. Obama, the Unauthorized Biography » par Webster G. Tarpley. Progressive Press, 2008

Comment Barack Obama avait il y a plus de 20 été choisi par le lobby financier américain pour devenir ce qu'il semble bien être devenu effectivement depuis, le "Wall Street Puppet".

Barack Obama vient de se dire, ce 5 août, très mécontent de constater les bonus et primes que continuent à s'attribuer les dirigeants et traders des principales institutions financières de Wall Street.  Ces dernières se considèrent libérés de toute obligation vis-à-vis du gouvernement fédéral et paraissent reprendre les pratiques qui de l'avis général auraient provoqué la crise de Septembre. Le mécontentement de Barack Obama  semble  si vif que certains commentateurs parlent dorénavant d'une guerre ouverte entre Washington (la Présidence) et Wall Street.

On doit  cependant remarquer que, aussi mécontent que soit Barack Obama, il ne prend aucune sanction contre les banques qui le défient. Tout se passe comme s'il était chargé de canaliser les mécontentements populaires  afin d'éviter qu'ils n'obligent le pouvoir politique à réagir vraiment contre l'établissement financier. Ceci conduit une nouvelle fois à se poser la question de plus en plus présente dans les articles politiques américains : qui est vraiment Obama ? N'est-il pas en fait le chargé d'affaires, si l'on peut dire (Le Wall Street Puppet), des grands intérêts financiers et économiques qui l'ont fait élire pour qu'il les servent, notamment en désarmant par le discours les crises sociales et raciales qu'ils sentaient venir et qui risquaient de les emporter.

Il convient de lire sur ce sujet un ouvrage écrit peu avant l'élection de Barack Obama, ce qui lui donne davantage de pertinence. Il s'agit du livre, très documenté, d'un éditorialiste et historien américain qui s'était fait connaître comme l'adversaire irréductible de G.W. Bush et des néo conservateurs, ainsi que comme sceptique à l'égard tant de l'interprétation officielle du 11 septembre que des bienfaits du néolibéralisme. Le livre s'intitule  « Barack H. Obama,  the Unauthorized Biography » et est de  Webster G. Tarpley. On consultera en note une  présentation de cet auteur et la liste de ces ouvrages données par Wikipedia. Bornons-nous ici à résumer l'argument principal du livre.

Obama y est présenté comme l'agent exécutif d'une association rassemblant plusieurs banques de Wall Street.  Il serait étroitement contrôlé par Zbigniew Brzezinski, George Soros et Goldman Sachs. Sa mère était elle-même membre actif de la Fondation Ford et de l'organisation d'intelligence économique bien connue US Aid. Elle travaillait par ailleurs pour la Banque Mondiale. Dès 1981, Obama aurait été identifié à Columbia comme capable de servir la nouvelle politique d'expansion et d'accès au pouvoir que préparaient Brzezinski et des politiciens devenus ensuite membres actifs aussi bien de la droite du parti démocrate que du mouvement néo-conservateur.

Durant une période sur laquelle ni lui ni ses biographes officiels n'ont donné beaucoup de détails, Obama a travaillé pour la Gamaliel Foundation qui milite pour la coopération interraciale et interreligieuse,  la Joyce Foundation qui s'intéresse au développement de la région des Grands Lacs, le Fond Woods qui protège les deshérités de la zone métropolitaine de Chicago et finalement l'Annenberg Foundation qui vise à promouvoir les liens sociaux. Il n'y aurait là rien de particulièrement répréhensible, sauf que ces diverses Fondations sont aussi des instruments discrets (covert) aux mains des services de renseignement américains, en charge notamment de la guerre économique. De plus, selon les témoignages recueillis, Barack Obama se serait servi de ces divers organismes avec un opportunisme cynique. Il se serait donné  grâce à eux  le profil d'un défenseur des pauvres afin de favoriser ses carrières ultérieures.  
 
Il en est résulté que le groupe d'intérêts financiers qui l'a remarqué et sélectionné par la suite pour le mettre au service d'une politique de division et de conquête avait vu en lui un homme très habile et médiatique, quelqu'un capable sans le laisser voir de dresser les Noirs contre les Blancs, les Hispaniques et les Asiatiques tout en laissant les mains libres à Wall Street. Obama se serait entouré de provocateurs et de manipulateurs plus ou moins corrompus et escrocs dont l'ouvrage donne les noms et qui sont encore ses amis. Ces gens, appartenant ou non au Parti démocrate, ont supplanté les représentants traditionnels de cet honorable vieux parti et semé un trouble général dans ce qui restait des représentants  de l' « esprit New Deal » fondé par F.D Roosevelt.

Obama est ainsi décrit comme un « fasciste post-moderne » dont l'Administration se chargera d'imposer aux travailleurs et épargnants les plus grands sacrifices afin de financer les aides à Wall Street (les bailouts) ainsi qu'aux industries du pétrole et de l'armement. Au plan international son objectif à long terme serait de préparer des confrontations avec la Russie et la Chine, afin de supprimer de futurs compétiteurs.

Voilà donc ce que serait l'homme en qui les Européens mettent tous leurs espoirs de redressement et dont notre président ne se console pas de n'avoir pas reçu l'adoubement.
05/08/2009
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