Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

La troïka de la tyrannie ne va pas se laisser impressionner par les Etats-Unis.

La guerre encore économique menée en Amérique latine entre les Etats-Unis et la Russie devient de plus en plus politique. De tels affrontements étaient encore inconcevables ces dernières années, notamment avec ce qui avait paru être une capitulation de Cuba devant la puissance américaine.

Aujourd'hui, si Fidel Castro se retournait dans sa tombe, ce serait pour saluer un renouveau du castrisme, en voie d'être partagé sous des formes plus modérées par un nombre non négligeable de pays latino-américain. On pensera d'abord à ceux que John Bolton vient de qualifier de « troïka de la tyrannie, composée de dictateurs et de despotes » Cuba, le Vénézuela et le Nicaragua.

Leurs gouvernement se disent de gauche, sinon communistes. Ils entretiennent de fructueuses relations avec la Russie et surtout la Chine. Les Américains leur reprochent d'ailleurs d'ouvrir une partie du continent à cette dernière. La Chine, effectivement, s'implique de façon importante dans la mise en place d'un canal à grand débit au Nicaragua visant à concurrencer le canal de Panama. Elle viendra certainement au secours du président Maduro, durement menacé actuellement par des sanctions américaines, et qui a désormais du mal à vendre son pétrole sur les marchés dominés par le dollar.

Mais les ambitions diplomatiques et économiques de la Russie et de la Chine ne s'arrêtent pas là. Elles visent notamment la Bolivie, l'Equateur, la Dominique, Grenade et l'Uruguay. Il est probable que le nouveau président du Mexique Andres Obrador, se présentant comme « leftist » les rejoignent, devant les campagnes hostiles de Donald Trump lui reprochant d'encourager l'immigration latino-américaine.

Rappelons que Vladimir Poutine a reçu à Moscou le président du conseil Cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors d'une visite de ce dernier début novembre. Dans une déclaration conjointe, les deux présidents ont réaffirmé l'importance de leurs relations stratégiques. Les nombreux projets décidés conjointement comportent notamment la mise en place à Cuba d'une station terrestre intéressant le GPS russe GLONASS, qui donnera accès à de nombreux services intéressant les télécommunications satellitaires dans cette partie du monde actuellement très éloignée de la Russie. Celle-ci aidera par ailleurs à la modernisation de l'antique chemin de fer cubain. Vladimir Poutine devrait se rendre prochainement à Cuba pour présider à la signature d'une soixantaine de contrats, notamment dans le secteur de l'énergie.

Comment réagira Washington, lequel ces dernières années pensait avoir définitivement neutralisé Cuba et avec lui la troïka de la tyrannie ?

* Pour plus de détail, voir Stategic Culture https://www.strategic-culture.org/news/2018/11/07/us-declares-war-on-troika-tyranny-pushing-them-closer-russia.html

09/11/2018
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire