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Les Etats-Unis resserrent leur étau sur l'Amérique latine

Le 3 novembre 2018, le conseiller national à la sécurité John Bolton avait annoncé devant un club privé à Miami que Washington avait décidé d'un train de « sanctions » contre le Venezuela, Cuba et le Nicaragua

Comme quoi l'arme des « sanctions », qui vient d'être utilisée contre l'Iran, prend une nouvelle dimension en Amérique, car l'objectif non déclaré est de provoquer un « changement de régime » dans ces trois pays, présentés comme « une troïka de la tyrannie ». Immédiatement après, la même déclaration a été reprise par Donald Trump, qui a signé un décret exécutif en ce sens en ce sens.

Il n'échappera à personne que Washington a décidé d'étendre la domination américaine sur l'ensemble de l'Amérique latine et l'Amérique centrale , ainsi que sur Cuba dans la zone caraïbe. L'élection au Brésil de Jair Bolsonaro, très proche des Etats-Unis et sans doute financé par la CIA, vient d'en donner une nouvelle preuve. Les trois pays visés, dont le Venezuela est le plus représentatif, ont le tort de chercher encore à s'opposer à l'expansion américaine sur l'ensemble du continent. Ils donnent un mauvais exemple et doivent disparaître.

Dans son discours, John Bolton avait affirmé que ces trois gouvernements latino-américains représentent des « forces destructrices d'oppression, de socialisme et de totalitarisme ». Selon les sanctions en vigueur, ni le Venezuela ni la compagnie pétrolière d'État PDVSA ne peuvent négocier de dettes aux États-Unis, ce qui, dans la pratique, ferme le marché à ce pays. « Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis vont prendre des mesures directes contre ces trois régimes pour défendre la primauté du droit, la liberté et une décence humaine minimale dans notre région ».

Désormais, selon lui,  les Sud-américains  peuvent être assurés que les États-Unis sont avec eux « contre les forces de l'oppression, du totalitarisme et de la domination ». Il a également annoncé que le département d'État avait ajouté d'autres entités liées à l'armée ou aux services de renseignement cubains à la liste des entreprises soumises à des restrictions aux États-Unis. Les Etats-Unis s'arrêteront-ils là ou enverront-ils l'armée pour notamment, pacifier le Venezuela.

On remarquera que ce discours lénifiant à l'égard des « latinos » est simultané à la décision de déployer l'armée américaine pour, le cas échéant, ouvrir le feu sur les « caravanes » d'émigrés latinos tentant d'entrer aux Etats-Unis.

Les quasi-menaces de guerre américaine contre les trois pays cités sont, coïncidence intéressante, formulées alors que dans le même temps, les présidents du Salvador et de la République dominicaine rencontraient à Pékin le président chinois Xi Jinping. Le même jour, ils annonçaient qu'un China-Latin America Caribbean Business Summit se tiendra l'année prochaine à Panama, pour promouvoir la coopération économique et commerciale entre les deux régions.

Pourrait-on en conclure que le Salvador et la République dominicaine seront bientôt présentés eux aussi comme des « forces destructrices d'oppression, de socialisme et de totalitarisme »

 

 

04/11/2018
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