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Interpol fragilisée par la disparition de son président chinois Hongwei Meng

Interpol ou Organisation internationale de police criminelle (OIPC) est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération entre les polices nationales. Son siège est situé en France à Lyon

Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Interpol précise que : «  l'un de ses principaux rôles est de délivrer des notices rouges, documents d'alerte qui une fois publiés permettent d'assurer la traque planétaire de criminels recherchés dans le monde. Ces documents qui contiennent des éléments d'identification et des éléments juridiques sur les individus recherchés sont diffusés à travers 192 pays membres. Ils facilitent grandement le travail des polices nationales en leur permettant d'identifier, de localiser et d'arrêter des individus recherchés sur la base de n'importe quel contrôle à des fins d'extradition.

Sa devise est : « Relier les polices pour un monde plus sûr », et sa mission : « Prévenir et combattre la criminalité grâce à une coopération policière internationale renforcée ». 

 Interpol est régulièrement mentionnée dans les enquêtes de police où la coopération de plusieurs d'entre elles s'imposent. Bien que son efficacité soit parfois contestée par les polices ou juridictions nationales, il est évident que son rôle est irremplaçable. Elle est constamment évoquée dans les médias.

Aussi convient-il de se demander si la disparition le 25 septembre de son dernier président le chinois Hongwei Meng ne risque-t-elle pas de fragiliser l'organisme. On s'en inquiète à Paris et dans de nombreuses autres capitales.

La Chine a reconnu les faits

Depuis, cette disparition a été revendiquée par Pékin. On lira à ce sujet un article de Spacewar.  Bien que cette agence soit américaine, elle est généralement considérée comme objective
http://www.spacewar.com/reports/Interpol_saga_hurts_Chinas_bid_to_lead_global_bodies_analysts_999.html

Il semble que Meng soit actuellement détenu en Chine et poursuivi pour corruption. Mais quand on sait que le président chinois Li Jinping s'est récemment débarrassé de nombreux adversaires au titre de sa « lutte contre la corruption », on peut se demander s'il n'avait pas d'autres raisons pour éliminer un responsable de la stature de Hongwei Meng.

Il est évident en tous cas que la « disparition » de Meng mettra clairement en évidence un fait déjà souvent constaté, celui qu'Interpol, dans sa lutte affichée contre le crime, est obligée de tenir compte des intérêts nationaux que ses enquêtes peuvent être conduites à mettre en cause. Le grand public et les médias auront plus de difficultés dorénavant à considérer qu'Interpol incarne l'intérêt général dans sa lutte mondiale contre la criminalité. Dans chaque pays, les nombreux avocats financés par des délinquants pour détruire les dossiers d'accusation mis en œuvre contre eux ne manqueront pas d'en tirer argument.

Si le gouvernement chinois savait que son représentant Meng était coupable de corruption, et comment pouvait-il ne pas le savoir, il ne fallait pas accepter sa candidature à la tête d'Interpol. Autrement dit, la responsabilité chinoise dans l'encouragement à la criminalité internationale ne pourra pas être éludée dans cette regrettable affaire.

10/10/2018
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