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Rapport 2018 du GIEC...Encore un coup d'épée dans l'eau

Le rapport 2018 du GIEC avertit une nouvelle fois l'humanité du fait qu'elle courrait à sa ruine si la génération actuelle ne diminuait pas, dès maintenant et drastiquement, sa consommation d'énergie et donc sa production de CO2. Mais les experts du GIEC semblent ne pas voir que l'augmentation de la consommation d'énergie découle de forces sociales et politiques imperméables à toute forme de raisonnement rationnel.

Pour diminuer cette consommation, il faudrait dès maintenant engager des dépenses considérables qui ne seront jamais financées par des économies correspondantes. Ainsi, il faudrait sans attendre de nouveaux rapports du GIEC, dès maintenant :

  • Quasiment supprimer les dépenses d'armement. L'essentiel de celles-ci provient de la pression du complexe militaro-industriel américain. Il invente des risques imaginaires pour justifier des investissements qui ne correspondent à aucun besoin de défense, mais à celui de la maximisation de leurs profits. Rappelons par exemple que le coût estimé du programme de l'avion de combat JSF, lequel est encore incapable de voler, atteint aujourd'hui les 1.500 milliards de dollars. Combien de dispositifs permettant de diminuer l'importance le carbone atmosphérique auraient pu être mis en place pour un tel budget, et ne le seront pas ?

  • Quasiment supprimer la fraude fiscale. Celle-ci prive les Etats de centaines de milliards de recettes budgétaires. Elle ne donne évidemment pas lieu à des investissements pour lutter contre le réchauffement.

  • Dans un tout autre domaine, il faudrait, comme certains pays s'efforcent de le faire, limiter le taux de reproduction. Or quand l'on considère que nulle force au monde n'empêchera les sociétés africaines de continuer à accepter des taux de reproduction de 6 enfants par femme. Ceci fera doubler dans le cours de ce siècle la population de l'Afrique, laquelle compte aujourd'hui de plus d'un milliard de personnes. Il faudra bien la nourrir, ce qui dans un premier temps contribuera à ruiner l'écosystème africain déjà en grand péril.

  • Concernant la production de CO2 dans les centrales thermiques, quelle force au monde empêchera que des pays se prétendant exemplaires en ce domaine, comme l'Allemagne et la Chine, continuent à construire des centrales à charbon à partir de leurs réserves minières, centrales dont la durée de vie sera au moins de 20 ans ?

  • Concernant la production de pétrole, quelle force au monde interdira aux pays producteurs, comme aux pays consommateurs, de continuer à puiser dans des gisements de gaz et de pétrole dont l'on découvre chaque jour de nouvelles réserves ?

  • Concernant le remplacement des véhicules à moteur thermiques par d'hypothétiques voitures dite vertes, qui empêchera les milliards d'humains pour qui, même en Europe, la possession et l'utilisation d'une voiture sont considérés comme des droits inaliénables, de continuer à se doter en toute innocence de véhicules traditionnels ?

Il est inutile de continuer ici à poursuivre cette énumération. Disons seulement qu'aucune autorité, nationale ou internationale, à supposer que les rapports du GIEC les aient convaincues de changer de politique, n'aura la possibilité de se faire entendre.

L'humanité est aujourd'hui, malgré son "intelligence" ,dans la situation des dernières générations de dinosaures ou de très grands mammifères, qui se sont reproduites jusqu'à la disparition de ce fait des ressources dont elles vivaient

NB. Dans ce même sens voyez
https://blogs.mediapart.fr/catherine-chabrun/blog/081018/rechauffement-climatique-quand-les-mesures

 

08/10/2018
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