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Evènements intéressant l'avenir de l'Europe survenus entre le 1er et le 18 juillet 2009

Nous proposons ci-dessous, pour marquer la reprise d'activité de ce site après quelques jours d'interruption, une petite sélection d'évènements intéressant l'avenir de l'Europe survenus entre le 1er et le 18 juillet 2009. D'une façon générale, on pourrait penser qu'une atonie profonde, doublée de lassitude et de découragement, s'était emparée des esprits européens durant cette période. Mais ce serait oublier que le monde évolue ailleurs qu'en Europe.

Extension de la pandémie de grippe A
Tout selon nous se passera comme prévu par les prévisions les plus sombres : pandémie touchant à partir de l'automne près de 50% des populations européennes, mortalité s'élevant à au moins 4 pour mille des malades (soit près de 600.000 morts) et touchant, outre les personnes âgées, beaucoup de jeunes et très jeunes, désorganisation des réseaux administratifs et économiques, aggravation en conséquence de la récession. Rien n'exclut que s'ajoutent à ce tableau les conséquences d'une mutation très probable du virus accentuant sa dangerosité. Les gouvernements européens feront ce qu'ils pourront. Nous nous interdisons ici de critiquer les mesures déjà envisagées, et moins encore de céder à l'ignoble démagogie y voyant une volonté de détourner l'attention des vrais problèmes économiques ou d'enrichir les industries pharmaceutiques. Mais nécessairement, si le scénario noir ici esquissé se réalise, une crise politique majeure se développera, sous des formes actuellement inattendues. Il sera temps pour ceux d'entre nous qui survivront d'en faire le commentaire.

La suite des élections en Iran
Toutes les nouvelles que l'on entend en provenance de l'Iran ne peuvent qu'inspirer un profond rejet pour un régime et une société où les luttes de pouvoirs entre forces les plus archaïques s'appuient sur des arguments religieux et où ceux mêmes qui contestent les archaïsmes et les tyrannies le font au nom d'impératifs « religieux » qui les enferment dans la dépendance. Que les musulmanes françaises (ou européennes) qui réclament un droit incontestable à porter chez nous la burqa poussent la religiosité jusqu'à aller vivre en Iran et se soumettre aux mollahs. Nous tirerons alors notre chapeau à leur dévotion. 

1er Juillet : Icann
L'ancien directeur du Centre national de la cybersécurité aux Etats-Unis (NCSC), vient d'être nommé président de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann). Il s'agit du gestionnaire d'Internet au niveau mondial dont les décisions s'imposent à tous les Etats, très largement sous la dépendance des stratégies géopolitiques américaines en ce domaine. La Commission européenne demande depuis longtemps que cet organisme de droit californien lié par contrat au gouvernement américain internationalise sa gouvernance. Cette demande n'a pas encore été satisfaite. Les utilisateurs européens d'Internet que nous sommes ne s'en inquiètent pas et continuent à favoriser la domination américaine. D'autres pays tels que la Chine et les Etats islamiques s'y opposent, mais leurs références en matière de démocratie numérique ne sont pas  suffisantes pour que les Européens puissent faire alliance avec eux. Dans ces conditions la passivité européenne en matière de gouvernance de l'Internet, mélange de servilité voulue et d'incompétence, devrait être dénoncée avec bien plus de vigueur, notamment par le nouveau Parlement européen.  

28-30 juin. Symposium mondial de la recherche urbaine
Ledit Symposium  s'est tenu à Marseille du 28 au 30 juin, à l'initiative de la Banque Mondiale. Cet organisme international, plus encore que le FMI, demeure soumis à l'influence de la finance internationale et du gouvernement américain. C'est pourtant l'une des rares instances où peuvent être évoqués les grands problèmes nés de l'appauvrissement croissant des pays sous-développés et du réchauffement climatique. L'accent mis sur la responsabilité des villes dans l'aggravation de ces deux séries de problèmes s'imposait. Mais manquent encore les indicateurs sérieux permettant de mesurer cette responsabilité, sans parler des outils et financements nécessaires pour éviter le développement catastrophique des mégapoles du tiers monde dans des zones inondables. Dans ces domaines, l'expérience de l'Europe, une des premières du monde, bien supérieure à celle des Etats-Unis, devrait trouver à s'employer (http://www.urs2009.net/).

Début Juillet. Taxe carbone
La Suède qui vient de prendre la présidence de l'Union européenne, tente de convaincre ses partenaires de l'intérêt d'une telle taxe. Instaurée ne Suède depuis 1991, elle porte sur la consommation d'énergie. Elle rapporte chaque année 1,4 milliard d'euros à l'Etat et aurait entraîné une réduction de 10% de la production des GAS, sans nuire à la croissance. Elle est assise sur les dépenses en carburant. La Suède est considérée comme offrant un terrain favorable à cette taxe, du fait du développement déjà grand des énergies alternatives. Les écologistes réclament son augmentation.

En France, la contribution climat-énergie (CCE) est à l'étude. Mais sa mise en œuvre dépendra des conditions posées par une commission d'experts présidée par Michel Rocard, laquelle  s'est réunie à Paris le 2 juillet. Elle déposera son rapport le 23 juillet. Nous reparlerons de celui-ci si nécessaire. Pour être efficace, la taxe devrait « frapper fort », ce qui multiplie les oppositions de différentes catégories sociales. Elle obligera les plus dépensiers en énergie fossile  à modifier leurs comportements. Certains (ruraux notamment) annoncent déjà qu'ils ne le pourront pas. Le 8 juillet, Jean-Louis Borloo,  a pris de cours le premier ministre et la commission Rocard en proposant la redistribution intégrale de la taxe, sous forme de chèque vert, aux ménages et entreprises les plus défavorisées. La complexité d'une telle solution en termes de gestion administrative (même avec l'aide de l'informatique) n'est pas à souligner. Le gouvernement semble décidé à voir ce dossier aboutir, mais résistera-t-il aux pressions.

Par ailleurs se pose, comme dans tous les domaines tenant à la fiscalité, la question d'une éventuelle harmonisation européenne, nécessaire pour évier les détournements de trafics et les délocalisations. La Suède n'y est pas favorable. Pour son gouvernement, la taxe, même si elle était généralisée dans l'ensemble des Etats, ne devrait pas être européenne. Chaque pays en serait le maître, à l'intérieur d'un minimum. Elle serait prélevée sur le modèle de la TVA.

Ces discussions confirment le diagnostic selon lequel tant que les questions de prélèvements fiscaux et sociaux ne seront pas réglées au niveau européen de façon homogène, avec protection aux frontières contre les évasions contributives, l'espace économique européen restera une foire d'empoigne.

6 Juillet. Sommet franco-britannique à Evian

Rien à en dire hélas, sauf à évoquer un improbable accord sur « Calais ».  La détermination des Brown-Sarkozy affichée à ce sommet pour lutter ensemble afin de  réguler le capitalisme et réformer la gouvernance mondiale ne réjouira que les naïfs, quand on connaît l'importance du rôle qu'a repris la City dans ces domaines.
P.S. : Certains en Grande Bretagne considèrent cependant qu'une coopération militaire avec le France et les quelques autres Etats qui possèdent un minimum de politique de défense s'impose dorénavant. C'est le cas de l'ancien ministre conservateur de la défense Malcolm Rifkind dans un article du Financial Times en date du 17 juillet, à lire absolument http://www.ft.com/cms/s/0/2678f9b8-7171-11de-a821-00144feabdc0.html?nclick_check=1

7 juillet. Relations Russie Etats-Unis. Visite à Moscou de Barak Obama
On a vu dans cette visite, marquée par des discours apparemment conciliants des deux côtés, une mise à l'écart définitive des affrontements de la guerre froide, pouvant déboucher sur des accords stratégiques et une nouvelle diminution des arsenaux nucléaires.  En fait, les tensions que favorisent de part et d'autre et surtout du côté américain les menées des lobbies militaro-industriels continueront à être entretenues. Barack Obama à cet égard peut être considéré soit comme un naïf manipulé, soit comme un manipulateur. Nous pencherions pour la seconde hypothèse. Le fait très remarqué qu'il n'ait pas annoncé lors de cette visite avoir renoncé au programme dit de Ballistic Missile Defence in Europe (BMDE) est de mauvais augure. Les industriels de l'armement avaient fait savoir depuis longtemps dans la presse spécialisée et dans les couloirs qu'ils ne permettraient pas l'abandon du BMDE. Par ailleurs, la CIA et autres services comptent beaucoup sur ce programme pour continuer à s'insinuer dans le jeu européen. Obama ne les a pas déçus.

8 au 10 juillet. Sommet du G8 à l'Aquila
Luis Inacio da Silva, dit Lula, président du Brésil, a résumé l'opinion des grandes puissances émergentes selon laquelle cette instance à 8 n'a plus de raisons d'être. Pour lui, le G8, non représentatif, ne doit rien décider. Les pays anciennement les plus industrialisés, qui le composent, Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie, ne sont plus représentatifs de la scène économique mondiale. Y manquent les puissances émergentes et les pays les plus pauvres. Il faut donc réactiver le G20 réuni fin 2008 lors de la crise financière, en association avec les dirigeants des banques centrales. Ce nouveau G20 devrait devenir le forum multilatéral économique et financier de l'ONU.

Nous ne pouvons pour notre part que souscrire à ce diagnostic, en regrettant seulement que l'Europe, 2e puissance économique mondiale, ne soit pas capable de s'unir pour présenter un front commun dans ces futures instances multilatérales. Elle y aurait bien plus de poids que par la participation dispersée actuelle dont profitent les seuls grands pays européens. Mais verra—t-on à échéance de la décennie, même en cas d'aggravation de la crise mondiale, ces pays s'unir pour des positions communes. Actuellement par exemple, l'Allemagne semble plus décidée que jamais à faire cavalier seul, en s'appuyant sur ce qu'elle pense être sa puissance industrielle en cours de restauration. Elle tend dorénavant à se rapprocher systématiquement de la Russie, en snobant la France. On la comprend, après le véritable affront fait à la solidarité franco-allemande par la nomination de l'atlantiste Pierre Lellouche aux affaires européennes de la France.

Concernant les problèmes du monde, le G8 n'a pu que constater l'incapacité des pays riches à verser les 22 milliards de dollars précédemment promis pour aider l'agriculture des pays pauvres. Seuls 2,5 milliards ont été débloqués. Le désordre administratif régnant en ce domaine ne facilite pas les choses. La question agricole dépend de 3 agences de l'ONU :  le programme alimentaire mondial, la FAO et le Fonds international pour le développement agricole. L'OMC s'en mêle aussi pour protéger les intérêts des agriculteurs des pays riches. Le soutien aux agricultures locales de subsistances, qui parait la seule bonne idée possible pour lutter contre la faim et maintenir les ruraux sur les terres, s'enlise en fait dans les conflits sordides. Beaucoup d'argent se perd au profit de gens n'ayant aucun titre pour en bénéficier. La régulation des marchés reste un mythe. Au contraire, la spéculation continue à prospérer. Bref, là encore, on ne voit pas comment éviter les catastrophes que la désertification attendue ne fera qu'aggraver.

Dans les autres grandes questions, notamment les mesures de lutte contre le réchauffement climatique destinées à être reprises lors de la réunion de Copenhague en décembre et la régulation de la finance et de l'économie mondiale qui fera l'objet d'un G20 à Pittsburgh en septembre, des consensus de principe ont été observés, mais rien de définitif n'a été arrêté. Les participants se sont cependant félicités de l'accord de principe du président Obama, pour la première fois présent à ce sommet. Louons le Seigneur mes frères.

Début juillet. Emeutes et répression dans la province chinoise du Xinjiang

8 millions de musulmans turcophones de la communauté Ouigoure vivent sur ce vaste territoire et s'accommodent mal de la répression imposée par Pékin. Il parait évident que la population autochtone de cette province supporte  mal la véritable colonisation imposée de facto ou de jure par la Chine. Les ressortissants chinois « hans » représentent désormais la majorité dans les grandes villes et s'efforcent d'acquérir la maîtrise des diverses et nombreuses ressources locales. Les Turcs, très engagés pour le soutien des kurdes ouigoures, dénoncent un  début de génocide. L'Union européenne, pour sa part, n'envisage pas de se manifester. Sans doute a-t-elle raison.

On ne se représente pas bien en Occident l'arme géopolitique que constitue l'émigration de la population han, interne ou vers les pays voisins. Bien que sa croissance démographique ait  fortement diminué, elle exerce une pression difficilement maîtrisable sur les pays voisins peu peuplés : fédération de Russie et Etats adjacents. A terme, elle pèsera de plus en plus sur le Moyen orient, l'Afrique et certaines régions européennes. Si la désertification gagne le centre le la Chine, l'exode deviendra incontrôlable, ainsi que les troubles qu'il entraînera.  

14 juillet. Un projet de centrales thermosolaires au Sahara

Réunies lundi 13 juillet à Munich, plusieurs grandes entreprises du secteur de l'énergie ont décidé de constituer un consortium destiné à fournir l'Europe en électricité d'origine thermosolaire. Les premières livraisons pourraient avoir lieu dans dix ans. Elles devraient rapidement couvrir jusqu'à 15 % des besoins de l'Europe en électricité. L'initiative est inspirée du projet Desertec, développé par la branche allemande du Club de Rome, une ONG spécialisée dans le développement durable. A priori il s'agit d'un programme industriel et écologique très intéressant que l'Union européenne devrait encourager. Les pays africains devraient de leur côté en bénéficier. Mais on fait valoir deux catégories d'objections.

Il s'agit d'abord du coût : l'édification d'installations solaires thermiques dans le désert et celle de lignes à haute tension pour transporter l'électricité ainsi produite requièrent d'importants capitaux. S'il s'agissait comme envisagé de fournir 15 % de la consommation de l'Europe en électricité, l'investissement nécessaire se monterait à quelque 400 milliards d'euros, soit deux à trois fois le coût du retour sur la Lune tel qu'envisagé par la Nasa. Les deux domaines n'ont rien à voir, direz-vous. Si parce que dans les deux cas, ils produiraient d'importantes retombées.

L'autre objection est soulevée par les Etats sahariens. Ils font valoir qu'ils ne peuvent accepter sans de sérieuses contreparties la préemption d'une partie de leur territoire au profit des industriels européens. Comment pourraient-ils être associés plus concrètement au projet ? Curieusement, le cadre de l'Union méditerranéenne, où de telles idées avaient été agitées, ne fut à notre connaissance pas sérieusement évoqué. Les Européens pour leur part ne pourraient se satisfaire d'une solution qui les mettrait, en cas de conflit, sous la dépendance de l'un ou plusieurs des pays « producteurs ».
Les entreprises fondatrices du consortium sont les allemandes Siemens, E.ON, RWE, sous l'égide du réassureur Munich Re. D'autres doivent les rejoindre.
* Voir le site de la Desertec Foundation http://www.desertec.org/

15 juillet : Accord à 3 au Parlement européen

Conservateurs (parti PPE), socialistes et libéraux démocrates fraîchement élus au Parlement européen se sont mis d'accord pour présenter un cahier des charges composé en termes très voisins au président de la commission José Manuel Barroso, ceci en vue d'un vote sur son second mandat qui interviendra en septembre. L'accord entre les 3 grandes formations  majoritaires, rendu nécessaire parce qu'aucun ne dispose d'une majorité suffisante,  a pour effet de marginaliser les 4 autres groupes parlementaires : Eurosceptiques, Europhobes mais aussi Verts et Gauche unitaire. PPE et Socialistes sont allés plus loin. Ils se sont engagés à se partager la présidence. Le premier président élu en fonction de cet accord est le très honorable ancien premier ministre polonais conservateur Jerzy Buzek. Il sera remplacé dans deux ans par le socialiste allemand Martin Schulz.

Beaucoup d'observateurs déplorent ce consensus, réalisé sur des compromis politiques évacuant les grandes questions et les éventuels grands remèdes. Mais nous ne partageons pas cet avis. Face aux considérables difficultés que devra affronter l'Europe dans les prochaines années, il vaudra  mieux que les citoyens européens se trouvent en face d'un Parlement uni, fut-ce sur des positions a minima, plutôt que face à une assemblée se déchirant entre des points de vue extrêmes. L'avenir dira ce qu'il en sera exactement.

17 juillet. Annonce d'une nouvelle politique maritime française à la suite du Grenelle de la mer
La France, par la bouche de Nicolas Sarkozy, vient d'annoncer au Havre une série de décisions qui ne pourront pas ne pas avoir de conséquences sur la politique maritime sinon de l'Europe toute entière, du moins de certains autres pays disposant de façades sur la mer. La plupart des recommandations faites (dans un certain désordre) lors du Grenelle de la mer devraient être reprises :  Extension des zones maritimes protégées à 20% de la zone économique exclusive, dont la moitié sera constituée de « réserves » - Respect des avis scientifiques en matière de pêcheries - Exploitation « raisonnée » ( ?) des ressources marines et sous-marines - Mise en place d'une grande plateforme technologique pour l'expérimentation des énergies marines - Création d'une fonction de « garde-côtes » destinées à mutualiser les moyens des 4 administrations en charge de ce service. Cette garde-côtes devrait veiller en priorité au respect d'un futur livre bleu à paraître d'ici la fin de l'année, notamment en matière de lutte contre les pollutions – Participation plus active enfin de  la France à l'Organisation Maritime Internationale.

Tout ceci est bel et bon. Mieux vaut afficher ces intentions que ne rien faire. Mais comme toujours concernant  les mesures décidées par le gouvernement actuel, on s'interroge sur les moyens qui seront mis au service de ces objectifs vertueux. Rien de clair à cet égard n'a été annoncé. Ce serait très dommage de décevoir les espoirs mis dans ce Grenelle de la mer.

18 juillet. Un pas vers une future adhésion islandaise à l'UE

Le parlement islandais a donné son feu vert aux négociations d'adhésion à l'Union Européenne. Mais il ne l'a fait qu'à une courte majorité. Le pays demeure très divisé. Cette démarche politique est révélatrice de l'attrait que représente dorénavant  l'Union (et l'euro) pour les gouvernements des pays ultra-libéraux frappés par la crise. Ayant cru, avec une sottise remarquable, pouvoir servir indéfiniment de plateforme aux opérateurs financiers les plus engagés dans la spéculation internationale, sans avoir le poids politique des grands pays ni même de l'Irlande, l'Islande (320.000 habitants) s'est retrouvée seule face l'effondrement des crédits. Ceci étant, son adhésion ne sera pas pour demain, compte-tenu des réticences actuelles en matière d'élargissement. Nous pensons pour notre part que ce serait pourtant une bonne chose pour l'Europe, à condition que les Islandais acceptent de jouer le jeu et cessent de se comporter en paradis fiscal et en cheval de Troie. Ils devront également accepter la discipline européenne commençante en matière de pêcheries et de chasse à la baleine.  Beaucoup s'y refusent évidemment, mais ils devraient comprendre que ce serait la seule façon de conserver un minimum de représentantes à la jadis fameuse morue d'Islande.

40e anniversaire des premiers pas humains sur la Lune
Renvoyons le lecteur à notre éditorial. Nous y exposons ce qui devrait être une évidence pour tous les Européens.


22/07/2009
Vos réactions
Dernières réactions
Nombre de réaction(s) : 2
Merci pour ces points de vue décapants
22/07/2009 11:59:35 | Par : Régulus
Je salue comme sans doute d'autres, la reprise d'activité de votre site. Vous nous aviez manqué

VP Paneurope
17/08/2009 09:26:59 | Par : empereur
Cette recension est très complète. Il y manque,toutefois ,a référence à l'arret de la Cour Suprème de Karlsruhe qui autorise la ratification par l'Allemagne du traité de Lisbonne.
Certes la cour déclare le traité conforme à la constitution allemande mais elle précise qu'en aucun cas l'application de ce traité ne doit mettre en cause la souveraineté allemande qui s'affirme ainsi comme indivisible et indéléguable.
Cette position qui ne semble guère compatible avec la construction d'une souveraineté européenne superposée à la souvberaineté des Etats membres,mais ne supprimant cette peut s'interpréter comme la volonté par une Allemagne ayant récupéré les principaux attributs de la puissance de préserver ses capacités géopolitiques d'intervention sur la scène européenne comme sur la scène mondiale.
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