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Atlantisme et sionisme triomphants à Paris

Les dernières décisions de Nicolas Sarkozy confirment les hypothèses les plus pessimistes concernant le poids de ce qu'il faut bien appelé le lobby euro-atlantique sur les institutions et la politique française. On pourrait aussi mentionner le poids du lobby atlantico-sioniste. A cet égard, la nomination de Pierre Lellouche comme Secrétaire d'Etat aux affaires européennes parle d'elle-même.

Avocat dès la première heure du retour complet de la France dans l'Otan, partisan de l'intervention américaine en Irak en 2003, Pierre Lellouche avait été nommé en mars dernier par Nicolas Sarkozy au poste spécialement créé de représentant spécial de la France en Afghanistan et au Pakistan. Il ne s'y est pas montré particulièrement ardent à se distinguer de la politique sans issues  qu'y appliquent les Etats-Unis. Il s'est par ailleurs toujours montré défenseur du néo-libéralisme le plus intransigeant. Voici un profil complètement en décalage avec ce que devraient être les exigences d'une Europe puissance interventionniste dégagée des influences  américaines.

Aujourd'hui, il succède au très estimable Bruno Lemaire, qui avait été présenté comme  le futur artisan d'un nécessaire rapprochement franco-allemand. Mais exit Bruno Lemaire, au profit de quelqu'un dont le moins que l'on puisse dire est qu'il n'est pas considéré en Allemagne comme un véritable ami. Dans quelles impasses Nicolas Sarkozy est-il en train d'engager la politique européenne de la France? Ce n'est pas son discours devant le Congrès, une suite de lieux communs où la nécessité de renforcer l'Europe fut à peine évoquée, qui pourra nous rassurer.

Nos amis européens ne manqueront pas d'observer que la France a depuis quelques années organisé un véritable ballet de personnalités falotes dans un poste ministériel qui imposerait des convictions stables et de la durée dans les contacts. Ceci confirme à leurs yeux l'hypothèses fâcheuse que la politique européenne de la France ne se fait pas seulement à l'Elysée, mais encore dans la seule tête du président, au gré de circonstances dont les suites deviennent alors imprévisibles.
24/06/2009
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