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La censure politique des GAFAS

Les GAFAS, ou grands de l'Internet américain, exercent depuis les origines une censure discrète sur le web mondial, puisqu'elles ne référencient pas certains sites jugés contraires aux intérêts des Etats-Unis, ou jugés contraires aux bonnes moeurs telles qu'elles les définissent. Jusqu'à présent, cependant, sauf exception, les entités ou auteurs censurés ne s'en apercevaient pas nécessairement.

Aujourd'hui, les choses ont changé. Ainsi, outre Google, Facebook et Twitter ont clairement reconnu qu'elles censuraient le web. Ceci selon elles pour en éliminer tontes les « fausses nouvelles » et sites qu'elles accusent de résulter de l'intrusion des Russes (trolls) sur le web. Mais plus largement il apparaît que, tout au moins sur le web anglophone, elles refusent de publier ou référencer les sites considérés comme d'extrême-gauche (left wing).

Tout récemment, Facebook a annoncé, en s'en félicitant implicitement, qu'il avait éliminé des centaines de pages et de comptes critiquant les politiques américaines, saoudiennes et israéliennes au Moyen-Orient. Il les a accusés d'être le résultat de campagnes d'influences menées par l'Iran et la Russie. Bien plus, certains des comptes supprimés l'ont été au prétexte qu'ils soutenaient le sénateur Bernis Sanders, accusé de sympathie pour les Palestiniens.

Pour identifier rapidement les sites à supprimer, Facebook qui ne peut pas le faire directement faute de collaborateurs en nombre suffisant, fait appel notamment à la société de cyber-sécurité FireEye, qui se vante de recruter des agents retraités des services secrets américains. Sa filiale française (https://www.fireeye.fr) est très active sur l'internet francophone. Nous avions déjà dénoncé son action policière totalement illégale. Elle intervient également massivement en Grande Bretagne, notamment contre Jeremy Corbin, leader du parti travailliste.

Les grands médias américains représentant l'Etat profond, tel le Washington Post, ont félicité Facebook de sa politique patriotique. Quant au président de Facebook Mark Zuckerberg, il vient d'affirmer dans une conférence de presse que Facebook ne faisait que son devoir.

Les GAFAS n'interviennent pas aussi directement dans la politique européenne. Mais il est certain qu'elles le font indirectement, d'une façon que l'opinion publique n'est pas en mesure de percevoir. Elles ne censurent pas nécessairement, mais au contraire donnent un large écho aux sites soutenant les stratégies américaines.  C'est ainsi que les articles et auteurs prenant la défense de la politique pro-américaine de l'Union européenne y trouvent un très large écho, contrairement à ceux, de ce fait presque inconnus, qui la critiquent.

Sans commentaires
http://www.spacewar.com/reports/Google_blocks_accounts_in_influence_operation_linked_to_Iran_999.html

PS au 26/08
On pourra lire concernant la censure des GAFAS et le rôle important qu'y joue l'organisation de George Soros
http://www.dedefensa.org/article/soros-supremaciste-censeur-diaboliques

24/08/2018
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