Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

Le grand capital international lâchera-t-il Emmanuel Macron ?

Comme seuls l'ignorent ceux qui veulent ne rien voir, Emmanuel Macron n'a pas été porté à la présidence de la République Française par ses seuls mérites.

Ce jeune homme dont le seul titre était d'être passé par deux grandes écoles, a été choisi par les stratèges du grand capital international, maître sur les places financières de New York et Paris, comme le mieux capable de venir à son secours. Ceci alors qu'il était attaqué de toutes part du fait de la crise et du retour en faveur d'un interventionnisme public sur le mode des années 1946 en France, sans mentionner un regard de plus en plus favorable porté sur la Russie.

Dans les premiers mois de sa présidence, Emmanuel Macron n'a pas trahi cette attente, puisqu'il a initié une série de textes et de dispositions qui privilégient les riches actionnaires sur les simples citoyens de plus en plus appauvris. Parallèlement il a entrepris une destruction des principaux services publics et une privatisation des postes de fonctionnaires.

Malheureusement pour lui, il s'est engagé dans une suite de fausses manœuvres qui l'ont déconsidéré, y compris aux yeux des médias pourtant tout acquis à lui. Avec l'affaire Benalla, dont il vient d'ailleurs de revendiquer la seule responsabilité, il a mis le désordre dans la police, dans l'administration, il a interrompu le cours normal des travaux du Parlement et donné lieu à la constitution d'une commission d'enquête.

Sa déclaration du 24 juillet n'a pas arrangé les choses. En niant tout ce qui lui était reproché, sans apporter aucun éclaircissement, il n'a fait que confirmer la justesse de ces reproches. Par sa dernière attaque contre les médias, faute à ne jamais commettre aujourd'hui, il a transformé ceux-ci en opposants déterminés.

Ajoutons que la pétulance, sinon les vociférations de son intervention, ont paru peu dignes d'un président de la République. Imaginerait-on l'un de ses prédécesseurs s'exprimer ainsi ?

Un handicap

Pour le grand capital international, qui ne pardonne aucune faute, Emmanuel Macron risque de devenir un handicap plutôt qu'un auxiliaire. Des propos tenus discrètement au sein du patronat français, dont nous avons quelques échos, laissent entendre qu'il ne pourrait plus désormais défendre tranquillement les intérêts politiques des grandes entreprises. Une majorité d'opposants, unissant miraculeusement l'extrême gauche et l'extrême droite, sans mentionner une partie du centre, se formerait contre lui.

Certes, les institutions françaises font que la responsabilisé politique du Président le protège. Aucune alternative n'est possible. Mais le grand capital ne manquerait pas de moyens pour le déconsidérer et lui susciter des opposants politiques, s'il continuait à multiplier ce que l'on qualifiera par indulgence des faux pas.

Or pour le moment Emmanuel Macron fait tout pour donner l'impression d'une transformation de la France en une sorte de dictature du pouvoir personnel. Le grand capital n'en demandait pas tant.

Nota. 
Comme le précédent éditorial, on notera que celui-ci n'engage pas la responsabilité du Comité de rédaction dans son entier

 

25/07/2018
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire