Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

De futurs porte-avions légers russes. La France s'est mise hors course.

On se souvient que Nicolas Sarkozy avait décidé de faire construire en France deux bâtiments de type Mistral (dits light carriers) pouvant notamment emporter des hélicoptères d'attaque et destinés à la Russie. Deux autres devaient être construits en Russie avec une coopération de la France. L'industrie navale française en mal de commandes avait salué cette opération.

Mais la France a du renier ses engagements en 2014 sous la pression américaine, au prétexte de la crise en Ukraine. Les Mistrals russes n'ont jamais été livrés, bien que déjà payés. Il s'était agi du non respect jamais vu en diplomatie d'un engagement négocié au plus haut niveau.

Bien évidemment, la leçon n'a pas été perdue par la Russie. La France, dans ce domaine comme dans d'autres, se révélait aux ordres de Washington. Depuis, la Russie a entrepris de construire ses propres porte-hélicoptères avec ses seules ressources. La construction de ceux-ci devrait commencer immédiatement et le premier d'entre eux entrer en service vers 2020 selon une annonce faite par le commandant adjoint de la marine Viktor Bursuk.

Il ne s'agira pas d'une reprise du programme Mistral mais d'unités très supérieures en capacités, présentées comme « des navires d'assaut amphibies multi-rôles ». En cela la Russie s'inspire du programme japonais concernant les porte-avions légers des classes Izumo et Huyga.

Il serait possible que la Russie réalise des avions d'assaut à voilure fixe destinés à équiper ces navires, en augmentant la capacité des appareils embarqués. Sans doute ceux-ci seront-ils dotés de possibilités d'envol vertical.

Même si la Russie a ces dernières années développé un programme de sous-marins aux capacités inégalées, certains conflits actuels, notamment au Moyen Orient, nécessitent l'intervention de porte-avions légers souples d'emploi.

Rappelons qu'en France, la construction d'un porte-avions plus léger que l'actuel Charles de Gaulle, est considérée dans certains milieux militaires comme indispensable. Mais rien ne sera fait dans un proche avenir, faute de crédits. La poursuite d'une coopération avec la Russie dans ce domaine aurait très largement permis à la marine française de résoudre le problème.

 

 

 

25/06/2018
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire