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Un coup d'Etat, non pas seulement en Italie, mais de l'autre côté de l'Atlantique

Peut-être faudra-t-il jeter sur Donald Trump un autre regard que celui consistant à voir en lui, après quelques débuts prometteurs, un exécutant passif de la politique du Deep State américain.

Certes, depuis plusieurs mois, toutes ses décisions ont montré qu'il était au service du complexe militaro-industriel ayant mis la main sur Washington et ses institutions (le Deep State ou Etat profond). Ceci aussi bien au Moyen Orient, en Ukraine, vis-à-vis de la Corée du Nord ou plus généralement dans le Pacifique sud. La politique américaine vise plus que jamais à lutter contre l'influence de la Russie et de la Chine, allant jusqu'à courir le risque d'affrontement militaires pouvant dégénérer en un conflit mondial.

Mais Donald Trump et ses rares soutiens politiques aux Etats-Unis avaient toujours dénoncé l'ingérence du FBI et autres agences dans sa campagne électorale. Il s'agissait de montrer qu'il était le candidat de Moscou et avait reçu en ce sens des appuis politiques et financiers (Le Russia Gate). Cependant les enquêtes menées à grand bruit par les ennemis de Trump, venant notamment de l'ancien Comité Electoral de Hillary Clinton, n'avaient jamais abouti à fournir la moindre preuve d'une telle influence. Logiquement, Donald Trump aurait du très publiquement dénoncer l'intervention scandaleusement contraire au droit constitutionnel des diverses agences, compte tenu de leur incapacité à fournir les justifications de leurs affirmations calomnieuses. Et ceci sans attendre que les enquêtes qu'il avait laborieusement diligentées lui donnent raison.

Manifestement, il n'avait pas osé courir ce risque. Il aurait provoqué  la fourniture de faux documents prétendant monter qu'il avait été le candidat de Moscou et était devenu un exécutant des volontés du Kremlin. D'où toute la série de décisions, relatées ci-dessus, apparemment destinées à montrer à l'Etat profond qu'il acceptait de devenir son bras exécutif.

Donald Trump continue à lutter

Il semble cependant aujourd'hui que Trump n'avait pas renoncé à faire démontrer la fausseté des accusations faisant de lui l'otage de Moscou. Ces choses sont évidemment difficiles à prouver. L'article référencé ci-dessous de Mike Whitney s'y efforce cependant.

Mike Whitney est un écrivain et éditorialiste américain qui se dit hors système ou alternatif. Il participe à la rédaction de deux sites The UNZ review et The Truth Seeker, qui publient de nombreux articles cherchant à présenter du monde une autre vision que celle des médias « officiels » Ceux-ci sont tous en effet d'une façon ou d'une autre au service de l'Etat profond qui, entre autres appuis, les finance. Les plus emblématiques d'entre eux, mondialement connus et lus, sont le New York Times et le Washington Post.

Dans l'article référencé ci-dessous, publié par The UNZ Review, Mike Whitney vient de commenter un tout récent Tweet de  Donald Trump pouvant montrer que celui-ci a enfin décidé, plutôt que continuer à se soumettre, d'en appeler à l'opinion pour démontrer que dès le début il avait été le jouet de l'Etat profond.

Par ce tweet, Trump accuse clairement le FBI de s'être introduit dans sa campagne afin de le déconsidérer en le présentant comme étant sous l'influence du Kremlin. Il est d'ailleurs étonnant que ce tweet ait reçu à ce jour si peu d'échos dans les médias officles européens. 

Reports are there was indeed at least one FBI representative implanted, for political purposes, into my campaign for president. It took place very early on, and long before the phony Russia Hoax became a “hot” Fake News story. If true – all time biggest political scandal! Donald Trump, @realDonaldTrump, Twitter, May 18

L'article est long et paraître confus à ceux qui ne connaissent pas les arcanes de l'administration américaine et celles de l'enquête à propos du Russia Gate. Bornons nous ici à indiquer que la « révolte » inattendue de Donald Trump n'échappent pas à tous ceux qui dénoncent l'inféodation des Etats-Unis aux intérêts et manœuvres de l'Etat profond.

Le FBI et autres agences de renseignement ont tout de suite démenti sans preuves les accusations du Président. Il est clair les complotistes trouveront rapidement de nouvelles pseudo-preuves montrant que celui-ci reste manipulé par Moscou ou, hypothèse qui courre de plus en plus les rédactions, qu'il est quasiment fou. Si Trump continue à se rebeller, il aura beaucoup de chances d'être assassiné comme Kennedy ou tellement compromis qu'il sera dans l'impossibilité de rester à son poste. Il sera ensuite « empêché » (impeachment »), c'est-à-dire révoqué par le Sénat et la Chambre des Représentants.

Dans l'immédiat les tergiversations de Trump à l'occasion de sa rencontre avec Kim Jong-Un, président de la Corée du Nord, semblent montrer qu'il n'a pas encore choisi clairement la voie de l'émancipation. Le coup d'Etat contre lui risque de se préciser. Celui dont vient de souffrir l'Italie apparaîtra par comparaison bien anodin, au moins par ses conséquences géopolitiques mondiales.

Référence

http://www.unz.com/mwhitney/can-we-call-it-a-coup-now/

Réaction
Un de nos correspondants, parfaitement informé mais dont nous conserverons ici l'anonymat, nous écrit

Je pense que l'auteur de l'article a raison dans tout ce qu'il écrit.
Je pense aussi que si Trump commence à réagir contre ses adversaires, c'est
qu'il entre en campagne pour les élections de mi-mandat du 6 novembre 2018,
élections qu'il lui faut absolument gagner s'il veut envisager une
réélection en 2020.
Mettre en évidence la duplicité et la corruption du parti démocrate comme
il l'avait fait lors de la présidentielle de 2016, voilà ce qui peut lui
garantir le succès. Il dispose désormais d'atouts considérables pour le
faire mais le pari reste risqué. Le Deep State dispose, lui aussi de moyens
considérables, notamment financiers et médiatiques. Ce combat va rester
incertain mais passionnant jusqu'au bout.

 

 

29/05/2018
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