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Trump-Kim : divorce avant le mariage ?

On ne saura sans doute jamais si Kim Jung-un, président de la Corée du Nord, voulait vraiment rencontrer Donald Trump et, si oui, ce qu'il attendait de cette rencontre.

En ce qui concerne Trump, c'était assez évident. Il espérait que grâce à lui, les Etats-Unis réussiraientà désarmer la Corée du Nord , autrement dit la rendre impuissante et le cas échéant l'envahir pour en faire une nouvelle colonie. Cela aurait à ses yeux été une gifle monumentale infligée à la Chine et la Russie, qui se considéraient comme alliées, prudentes certes mais alliées, de Pyongyang.

Quant à Kim, on a dit qu'il était tellement fier de pouvoir rencontrer le chef de la première puissance militaire du monde, qu'il était près à toutes les concessions. Beaucoup de Nord-Coréens, qui attendait de cette rencontre la possibilité de se rapprocher de la Corée du Sud, le poussaient certainement à faire de larges concessions.

Les derniers jours avaient cependant montré que Kim Jung-un n'était pas assez naïf pour accepter de se laisser dénucléariser sans aucune contrepartie américaine sérieuse. La destruction à grand spectacle d'un ancien site d'essais nucléaires qui tombait en ruine ne pouvait tromper personne. Il était décidé à garder son arsenal actuel de têtes nucléaires et de missiles intercontinentaux qui représentaient sa seule garantie face à une agression américaine.

 Dans ces conditions, sachant que Trump n'accepterait jamais cela face aux exigences des militaires américains, il a tenu un discours si peu conciliant que Trump, à moins de perdre la face, a été obligé d'annuler sa participation à la rencontre.

Faut-il le regretter ? Pour nous certainement pas, car la paix en Asie du sud-est et dans la mer de Corée n'aurait en rien gagné d'une capitulation de la Corée du Nord. Les forces américaines terrestres et navales déjà très présentes dans la région en auraient profité pour accroitre leurs menaces contre la Chine. Comme celle-ci n'est manifestement pas décidée à se laisser faire, c'est une possibilité de guerre américano-chinoise que la non-capitulation de Pyongyang permet pour le moment d'écarter.

 

 

24/05/2018
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