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Voter le 7 juin, et voter pour les gauches européennes

Il existe une réforme très importante que les partis de gauche, s'ils devenaient majoritaires, pourraient contribuer à mettre en oeuvre. Il s'agirait de transformer la Commission en gouvernement démocratique de l'Union, issu de la majorité politique sortie des urnes. C'est l'objectif de la campagne « Stop Barroso ». D'où l'impérieuse nécessité de voter pour ces partis.

Les citoyens européens se situant à gauche regrettent généralement que la gauche européenne n'aient pas profité de la crise actuelle du capitalisme pour proposer des réformes approfondies du système économique et sociale européen. Beaucoup en tirent argument pour justifier leur abstention aux prochaines élections destinées à renouveler le Parlement.

L'argument n'est pas tout à fait fondé. Les partis de gauche européens se sont mis d'accord sur un  certain nombre de réformes que leurs députés au Parlement devraient soutenir, telle par exemple l'harmonisation de la fiscalité des entreprises, destinée à décourager les délocalisations et commencer à rapprocher les économies nationales.

Mais avant cela, il existe une réforme très importante que les partis de gauche, s'ils devenaient majoritaires,  pourraient contribuer à mettre en œuvre. Il s'agirait de transformer la Commission en gouvernement démocratique de l'Union, issu de la majorité politique sortie des urnes. C'est l'objectif  de la campagne « Stop Barroso » : la gauche, si elle est majoritaire au Parlement, ne veut pas que le président de la Commission, José-Manuel Barroso, un conservateur, soit reconduit ; elle veut que le nouveau Président de la Commission soit issu de ses rangs. La gauche propose, autrement dit,  un début d'Europe fédérale. Si le traité de Lisbonne est enfin mis en œuvre, la gauche européenne  pourra aller plus loin dans cette voie, du fait des pouvoirs accrus dont disposera le Parlement.

Or aujourd'hui, comme on le sait, la Commission, jouant le rôle d'un gouvernement, est un exécutif technique nommé par les Etats et n'est pas démocratiquement responsable devant les citoyens européens. De là découle une grande partie du déficit démocratique que les Européens reprochent aux institutions européennes actuelles.
 
Pour les droites européennes, la Commission ne doit pas dépendre du résultat des élections européennes. Elle doit rester non-partisane : c'est pourquoi le Président de la Commission doit continuer à être désigné par consensus des chefs d'Etat et de gouvernement. Et ces derniers se sont déjà mis d'accord sur la reconduction de José-Manuel Barroso, quel que soit le résultat des élections européennes. Le modèle de la droite, c'est la confédération : la Commission est une administration, et c'est le Conseil européen – les chefs d'Etat et de gouvernement – qui doit exercer le  gouvernement collégial de l'Europe. Autant dire que vu l'incapacité des Etats à définir des positions communes sur tous les  grands problèmes, il ne se passe rien.

C'est pourquoi les citoyens Européens qui veulent renforcer les pouvoirs et l'indépendance des institutions européennes, dans le sens de la construction d'une Europe-puissance fédérale, doivent voter à gauche aux prochaines élections afin de mettre en place une majorité de gauche au Parlement -  ceci  même s'ils ne se reconnaissent pas entièrement dans les partis de la gauche européenne actuelle.
05/06/2009
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