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L'alliance avec la Turquie reste indispensable pour la Russie et l'Iran

Il avait paru surprenant de voir la Turquie , au lendemain de la frappe américaine du 13 avril contre la Syrie, se féliciter de celle-ci, présentée comme une « mesure appropriée ».

Une explication immédiate, d'ailleurs très vite suggérée par la communication turque, était qu'Ankara était depuis longtemps hostile à Bashar al Assad. Il lui était reproché en s'opposant à l'implantation kurde sur le territoire syrien, de pousser ces kurdes à se replier sur le territoire turc, augmentant le poids de la présence kurde en Turquie, déjà accusée de terrorisme.

Comment la Russie, pour qui la participation turque est jugée indispensable à la coalition chiite qu'elle encourage en Syrie pour y contrer l'influence américaine, réagirait-elle à ce qui pouvait paraître comme une trahison? La réponse ne s'est pas fait attendre. L'alliance avec la Turquie, un des plus influents acteurs régionaux, lui est si indispensable qu'elle oubliera vite ce qui paraitra comme un incident.

La Turquie a facilité les choses. Elle a assuré le mardi 17 avril qu'elle continuerait de travailler avec la Russie et l'Iran en vue de parvenir à un règlement en Syrie, comme il avait décidé lors du sommet commun à Ankara du 4 avril dernier.

Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani ont souligné, selon la présidence turque, lors d'un entretien téléphonique "l'importance de poursuivre les efforts communs entre la Turquie, l'Iran et la Russie, dans le cadre du processus d'Astana, afin de protéger l'intégrité territoriale de la Syrie et de trouver une solution politique durable à la crise",
    
Rappelons que le processus d'Astana, convenu entre Moscou, Téhéran et Ankara, avait convenu de la mise en place de quatre "zones de désescalade" visant à réduire les affrontements en Syrie. Au delà de cela, les trois pays s'étaient engager à coopérer en vue de « parvenir à un cessez-le feu » durable en Syrie.

Ceci signifie que Moscou continuera à faire pression, avec les arguments nécessaires, sur Bashar al Assad pour qu'il cesse de s'opposer à Ankara sur la question kurde. Autrement dit, il devra accepter, que cela lui plaise ou non, une présence turque sur le territoire syrien et, plus généralement, une action militaire sur ce même territoire, en vue de contrôler les provinces d'Idlib et d'Afrin.

18/04/2018
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