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La crise des politiques de protection de l'environnement

Nous avons plusieurs fois prévu ici que l'humanité sera incapable de prendre les mesures globales qui sont nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique et contre la disparition croissante des espèces naturelles, que ce soit sur les continents ou dans les océans.

La principale raison de cette évolution catastrophique sera selon nous la domination du monde par d'infimes minorités d'ultra-puissants . Leurs priorités sont l'accroissement des bénéfices immédiats et l'élimination à grand prix des concurrents. Concernant la protection de l'environnement, ou bien ces « élites » se rassurent en se persuadant que la planète, ou bien se protégera bien toute seule, ou bien que de nouvelles sciences et techniques interviendront pour résoudre les problèmes actuels. Elles se refusent cependant à consentir l'effort de les financer et de s'appuyer sur elles pour définir des politiques mondiales de survie.

Les mouvements écologiques qui s'étaient présentés comme les meilleurs défenseurs de l'environnement s'enfoncent dans l'impuissance, celle-ci se traduisant notamment par leur volonté de rejeter sur les autres les sacrifices nécessaires. Ils sont par exemple discrédités aujourd'hui par leur position NIMBY (Not in My BackYard). Après s'être battus pour des usines de retraitement des déchets, par exemple, ils se battent pour que ces usines ne soient pas installées dans leur voisinage.

Au delà de cet aspect anecdotiques, les mouvements écologiques sont incapables de fournir des réponses convaincantes aux grandes questions que le récent retrait américain de la COP 21 a mis en évidence. Citons: le réchauffement climatique est-il le bon combat ? Les énergies renouvelables sont-elles les bonnes solutions, compte tenu des dégâts nouveaux qu'elles préparent pour la planète. On notera également la remise en question de l'avenir du tout-électrique en matière de véhicules : les besoins énormes en électricité et en terres rares liés à cette stratégie questionnant l'effet de protection de l'environnement recherché.

La crise des liquidités relative à l'arrêt de l'impression de billets par les banques centrales (QE) , le refus de nouveaux impôts et les difficultés d'investissement en résultant ralentiront sinon paralyseront la transition énergétique et environnementale. La réindustrialisation et la relocalisation de l'activité productive en Occident ne seront pas compatibles avec la dépollution de l'environnement.

De même, la transformation partielle de l'Europe en grenier de la Chine et le déploiement concomitant d'une agriculture intensive n'auront rien de bon pour les perspectives d'agriculture biologique. Au plan des énergies fossiles, la baisse probable des cours du gaz et du pétrole mettra fin au caractère compétitif des autres énergies.

Certains comptent sur le nucléaire pour fournir de l'énergie non destructrice pour l'environnement (sauf accident toujours possible), une fois réglée par un enfouissement profond la question des déchets. Mais le nucléaire de fission demande de l'uranium, dont les réserves exploitables se font rares. Quant au nucléaire de fusion, beaucoup plus satisfaisant semble-t-il, il n'aura de portée pratique à l'échelle nécessaire que dans un demi-siècle au moins. Encore faudra-t-il que les investissements nécessaires soient financés, en sacrifiant en grande partie les consommations de luxe.

Pour ce qui nous concerne, nous ne voyons pas de tendances sérieuses permettant de penser que les obstacles évoqués ici, parmi des dizaines d'autres non mentionnés, seront en temps utile levés par les humains. Mais peut-être sommes nous trop pessimistes.

16/02/2018
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