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Grèves dans la métallurgie allemande, grèves dans les hôpitaux français

En Allemagne,le syndicat IG Metall a appelé à un mouvement social d'ampleur pour le mercredi 31 janvier, après l'échec des négociations sur la revalorisation des salaires et le passage à la semaine de 28 heures. Des arrêts de travail d'une journée devraient être renouvelés jusqu'à vendredi.

On notera que, comme précédemment, c'est la base qui oblige le syndicat, beaucoup plus prudent (ou proche du patronat), à durcir ses positions.

Ces grèves ont peu d'échos en France, y compris dans les mouvements de gauche prétendant s'opposer à la politique dite de réforme  d'Emmanuel Macron. Elles paraissent pourtant significatives d'un mouvement qui devrait en principe intéresser tous les salariés français de l'industrie.

Certes le patronat français fait valoir qu'il est loin de la prospérité affichée par l'industrie allemande. Il faudrait pourtant réfléchir à une évolution plus générale des conflits sociaux dont le gouvernement et les syndicats français seraient bien avisés de tenir compte. D'autres gouvernements en Europe tentés de suivre l'exemple français de démantèlement des droits sociaux devraient aussi y réfléchir.

La transformation de l'Europe de l'Est, sous la pression des grandes industries et intérêts financiers internationaux, en une réserve illimitée de main d'oeuvre à bas prix, ne pourra que susciter un refus de plus en plus généralisé des travailleurs nationaux touchés. La constatation, faite simultanément, de l'accroissement vertigineux des inégalités entre les « élites » et le reste de la population, devrait aussi susciter une tentation de résistance, même parmi ceux dotés d'un emploi. En Allemagne, selon les statistiques, 40% des salariés gagnent moins qu'ils ne le faisaient il y a 20 ans.

Le secteur public

Les syndicats ouvriers et les mouvements d'opposition de gauche devraient faire plus, en Allemagne comme en France et ailleurs, qu'appeler à la grève pour le maintien des salaires. Ils devraient rappeler que le libéralisme financier et la concurrence débridée inspiré par les intérêts américains sont en train de remettre en cause tout ce qu'un siècle de luttes pour la constitution de secteurs publics visant à l'intérêt général avaient réussi à obtenir dans les pays européens.

En France aujourd'hui, les travailleurs hospitaliers manifestent à juste titre contre l'appauvrissement continu de l'hôpital public au nom du profit et de la rentabilité. Le gouvernement actuel ne les soutient pas. Sans doute les intérêts capitalistes dans le secteur santé-social rêvent-ils d'une situation analogue à celle régnant désormais aux Etats-Unis. Le niveau de la santé publique y est déplorable. Par contre quelques grandes cliniques privées s'adressant aux riches, comme par ailleurs l'industrie pharmaceutique profitant du boom des opiacés dans une population fragilisée, tirent de cette situation des profits considérables

 

31/01/2018
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