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Les Houthis effraient de plus en plus l'Arabie saoudite.

La guerre menée par l 'Arabie saoudite au Yémen contre les Houthis du Nord, désormais alliés de l'Iran et du Hezbollah, semble prendre mauvaise tournure, ceci aux dépends de Ryad.

Loin d'être de simples « rebelles » comme on ne cesse de les désigner en Europe, les Houthis représentent la composante chiite d'une organisation bien plus large, incluant notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) ou Pasdaran en Iran, le Service de sécurité préventive (PSS) de Palestine, les trois branches du renseignement du Hezbollah libanais, et enfin, avec le service de renseignement du Hamas, basé à Gaza mais dont les agents sont répartis dans tout le Moyen-Orient. Cette organisation bénéficie d'un appui politique et éventuellement militaire de Bashar al Assad en Syrie et chaque fois que nécessaire des Russes.

Au contraire l'alliance arabe constituée non sans mal d'ailleurs par le Royaume Saoudien avec l'appui militaire et financier des Etats-Unis, représente directement les intérêts de ceux-ci et des Royaumes pétroliers sunnites ayant choisi le camp américain. Elle visait à éliminer les Houthis et plus généralement l'Iran, du Yémen d'abord, de la péninsule arabe ensuite. Or comme on le constate depuis des mois, cette alliance piétine sur le plan militaire. Elle se borne à faire des milliers de morts dans la population yéménite civile, sans mentionner des destructions du patrimoine agricole conduisant à de vastes famines.

Malgré ses rodomontades et les armes et dollars fournis par Washington le futur héritier de la couronne le prince Mohammed ben Salmame al Saoud ne réussit pas à mettre en place une force militaire crédible. Il s'ensuit que les partis qui s'opposaient pour le pouvoir au Yémen sont en train de s'allier pour éliminer les interventions saoudiennes.

Comme l'indique Sputnik (cf lien ci-dessous) :

« Après une phase de conflit qui a culminé avec l'assassinat en décembre 2017 de l'ex-Président Ali Abdullah Saleh, les Houthis et les partisans du parti du Congrès général du peuple, fondé par l'ex-leader, ont décidé de mettre de côté leurs différents et ouvrir une nouvelle page de leurs relations afin de combattre l'intervention étrangère ».

Dans le cadre de ce rapprochement, les Houthis ont décidé de libérer des centaines de prisonniers politiques et militaires du Sud qu'ils avaient récemment arrêtés à la suite de leurs succès militaires récents.

Le geste de bonne volonté paraitra anecdotique, mais il ne l'est pas. Il montre comme Ryad l'a bien compris que la coalition Houthis, Iran et Hezbollah, renforcée pas ses succès, pourrait être en mesure prochainement de mettre en danger le pouvoir saoudien. Ce faisant elle menacerait l'actuelle prééminence des Royaumes pétroliers, et même les intérêts américains. L'influence russe s'en trouverait parallèlement renforcée. Donald Trump sera nécessairement obligé d'en tenir compte.

Référence

https://fr.sputniknews.com/international/201801081034664876-yemen-houthis-partisans-saleh-alliance/

29/01/2018
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