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Pékin, très bien. Moscou, à quand?

Il faut reconnaître que la France, sous l'impulsion de son jeune et dynamique actuel Président, commence enfin à jouer sur la scène internationale un rôle dans la tradition de la puissance qu'elle avait été avant les deux dernières guerres.

Le monde a changé certes depuis. Ni l'Europe ni la France ne peuvent espérer tenir comme alors le devant de la scène. Mais ce n'est pas une raison pour rentrer dans la niche, comme un vieux chien terrifié par ce qui se passe ailleurs.

Pas une semaine ne se passe sans que pour notre part, nous ne signalions la marche en avant de la Chine dans tous les domaines qui compteront pour le monde de demain. La plupart de nes articles se terminaient par la sempiternelle question, restant chaque fois sans réponse: Et l'Europe? Et la France?

Emmanuelle Macron, poussé par un certain nombre d'intérêts français qui voyaient avec une inquiétude grandissante l'Allemagne à elle seul représenter l'Europe vis-à-vis de la Chine, a entrepris de réagir. Il semble vouloir s'affranchir des interdits « occidentaux » qui paralysent la France à la porte de l'Eurasie.

Moscou, Pékin, Paris

Mais Macron ne peut pas ignorer que les liens entre la Chine et les Russie, les conjonctions d'intérêts si l'on préfère, sont si étroits qu'il serait vain de vouloir espérer rapprocher la France de Pékin en ignorant, voire en combattant Moscou. De leur côté, les traditions de relations culturelles entre la France et la Russie sont si anciennes qu'elles ne demanderaient qu'à s'épanouir de nouveau. Les domaines possibles de coopérations scientifiques et industrielle sont par ailleurs extrêmement nombreux, au moins autant qu'ils ne le sont avec la Chine.

La Chine d'ailleurs n'aurait qu'à gagner à la constitution, à l'extrémité ouest de l'OBOR (One Belt One Road), une communauté économique russo-européenne active, où la France jouerait un rôle majeur, ne laissant pas à la seule Allemagne cette responsabilité géostratégique essentielle.

Si la France décidait de se rapprocher de la Russie, parallèlement avec son rapprochement chinois, elle aurait contre elle, via notamment l'Otan, tous les intérêts politico-militaires américains. Mais Macron ne marquera vraiment son quinquennat, et au delà, que lorsqu'il osera enfin s'émanciper de la tutelle de Wall Street et de Washington.
 

08/01/2018
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