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Macron en Afrique ne parle pas des énergies renouvelables

Emmanuel Macron à Ougadougou le 28/11/2017, au lieu de perdre du temps à expliquer que la Françafrique, c'était fini, aurait du centrer son intervention sur la nécessité pour les pays africains, du nord au sud, de s'unir pour procurer à l'Afrique les énergies renouvelables qui seront seules capables de la sortir du sous-développement et des conflits qu'elle entraine.

Dès 2015, un rapport de l'Africa Progress Panel avait résumé la politique qu'il convenait d'adopter dans les 10 à 20 prochaines années pour ce faire. Rappelons que L'Africa Progress Panel AFP (https://en.wikipedia.org/wiki/Africa_Progress_Panel) est une fondation regroupant dix personnalités africaines et européenne issues des secteurs privé et public, qui se sont mobilisées en faveur d'un développement équitable et durable pour l'Afrique. Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies et prix Nobel de la paix, préside l'APP.

http://www.africaprogresspanel.org/publications/policy-papers/rapport-2015-sur-les-progres-en-afrique/

Depuis 2015, des rapports annuels ont actualisé ce thème, en insistant sur la nécessité de se mobiliser pour électrifier l'Afrique. La question avait été rendue populaire en France par Jean-Louis Borloo, qui s'en était fait l'ambassadeur.

Malheureusement, rien de sérieux n'a suivi. Il faut dire que l'objectif nécessite la coopération de plusieurs pays, pour la plupart en compétition sinon en conflits les uns avec les autres, et pour certains envahis par le terrorisme islamique. Comment imaginer aujourd'hui que les travaux nécessaires au grand réseau qui devrait être prioritaire visant à utiliser l'énergie solaire dans le Sahel et au Sahara puissent être conduits sans susciter des attentats permanents.

Par ailleurs, les Etats riches en pétrole comme le Nigeria ne sont pas intéressés par les énergies renouvelables, que combattent évidemment chez eux les grands trusts américains du pétrole et du gaz. Au lieu de se développer avec des énergies propres, ils acceptent de subir en permanence les fuites de pétrole résultant de pipe-lines construits à l'économie.

Quant à la France elle-même, elle ne serait guère écoutée si elle vantait les énergies renouvelables, alors que son nom est définitivement associé à l'extraction de l'uranium nécessaire à son énergie nucléaire.

Dans ces conditions, qu'aurait pu dire Emmanuel Macron? Rien de plus que rappeler le thème et la nécessité de s'unir pour investir en faveur des énergies renouvelables,  la France apportant sa contribution technologique qui ne serait pas négligeable. Cela été mieux que rien. A force de répéter les mêmes choses, elles finissent par entrer dans les consciences.

 

28/11/2017
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