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Vers la fin du roi-dollar

Nous avons plusieurs fois ici consacré des articles à cette question. Mais les évènements semblent s'accélérer.

Le terme de fin du roi-dollar ne signifie pas que celui-ci cessera d'être utilisé comme moyen de paiement, tant aux Etats-Unis que dans un certain nombre de pays gravitant dans l'orbite économique et politique de l'Amérique. Par contre, du fait de la généralisation en cours dans une partie du monde d'une monnaie chinoise, le yuan, indexé sur le pétrole (petro-yuan) et convertible en or, le dollar cessera d'être utilisé par un nombre de plus en plus grand de pays voulant échapper à l'emprise américaine.

Faut-il rappeler qu'actuellement le cours du dollar ne résulte que faiblement de l'offre et de la vente sur les marchés internationaux. Il est fixé souverainement par la Banque fédérale américaine, au mieux des intérêts de l'économie et du gouvernement des Etats-Unis. Les autres utilisateurs de dollars, faute d'alternatives crédibles, doivent s'en accommoder, quelles que soient les pertes que ces manipulations peuvent leur infliger.  

Ceci sera de moins en moins supporté. Même l'ancien chef-économiste de la Banque mondiale, celle-ci pourtant très largement dévouée aux intérêts américains, vient d'indiquer qu'il était temps de remplacer le dollar par une super-monnaie de change unique, y voyant le moyen de favoriser la stabilité du système financier global.

Vladimir Poutine, quant à lui, avait recommandé aux membres du Brics, lors du sommet de l'organisation à Xiamen il y a deux mois, de mettre en place, au moins à leur niveau, une monnaie de réserve leur permettant, sans nécessairement abandonner complètement l'utilisation du dollar, d'échapper à la domination de celui-ci.

Or la Chine vient d'annoncer (voir référence ci dessous) qu'elle lancerait prochainement un contrat-type concernant le pétrole (brut) libellé en yuan et convertible en or à Shanghai et Hong Kong.. Celui-ci, du fait que la Chine est le plus grand importateur de brut en Asie, permettra d'échapper à la définition du prix du brut fixé en US dollars par des intermédiaires américains tels que les Brent ou West Texas Intermediate.

La Russie et l'Iran, gros exportateurs de brut, pourront ainsi négocier, au moins vers la Chine et certains pays intéressés du Brics, leurs contrats en petro-yuan et échapper ainsi aux « sanctions »  américaines. Le Vénézuela, par la voix du Président Maduro, a immédiatement fait connaître qu'il rejoindrait le nouveau groupe des pays utilisant comme moyen de paiement et de réserve le pétro-yuan convertible en or.

Quant à divers Hedge funds travaillant en Asie, y compris pour des intérêts américains, ils se sont dit très intéressés par la mise en place de la nouvelle monnaie de change.

Référence

https://asia.nikkei.com/Markets/Commodities/China-sees-new-world-order-with-oil-benchmark-backed-by-gold?n_cid=NARAN1507


 

25/10/2017
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