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Hillary Clinton financée par les Russes

A la suite de l'échec d'Hillary Clinton aux dernières élections présidentielles américaines, celle-ci n'a cessé d'accuser les Russes d'être intervenus secrètement pour favoriser Donald Trump. L'accusation avait été immédiatement reprise par le parti Démocrate puis par une majorité du parti Républicain. On a parlé de Russiagate.

Cependant, malgré la mobilisation des moyens considérables dont dispose le FBI, la CIA, la NSA et d'autres agences, et bien que l'enquête ait été poursuivie pendant des semaines, aucune preuve d'une éventuelle immixtion russe n'a pu être apportée.

Ces derniers jours, un scandale dont on commence à parler, dit Uranium One, met en cause Hillary Clinton et son comité électoral, voire une fraction du parti Démocrate. Il montre que ce sont en 2010 les Russes, ou plutôt certains intérêts privés russes, qui ont largement financé Hillary Clinton, sa fondation et en amont Bill Clinton. Hillary était parfaitement au courant de ce financement, et elle l'a accepté sans se poser de questions. Il n'est pas certain qu'Obama, alors président, ait été informé. Il est donc tout à fait légitime de parler de corruption, les Russes en question étant les corrupteurs et Hillary la corrompue.

Il faut dire que ce n'était pas Vladimir Poutine ni ses services qui ont acheté les faveurs d'Hillary Clinton. C'était des intérêts privés de l'industrie nucléaire russe, notamment des agents d'un organisme nommé RosAtom qui agissaient en fraude du droit russe et du droit international. Ils voulaient s'assurer le silence de l'administration américaine, alors soumise en ce domaine à l'autorité d'Hillary Clinton, dans une ténébreuse affaire mettant en cause une partie de l'approvisionnement en uranium des Etats-Unis.

Il s'agissait en 2010 pour RosAtom d'être autorisé à acquérir 51% du capital d'une entreprise dite Uranium One. Celle-ci était basée en Afrique du Sud mais avait fusionné en 2007 avec l'entreprise canadienne UrAsia Energy. Hillary Clinton avait joué un rôle essentiel dans la transaction car elle mettait en cause des activités liées à la sécurité nationale américaine. Il fallait donc l'approbation du Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS), dans lequel siégeait Hillary Clinton, alors Secrétaire d'Etat.

Or aujourd'hui, une enquête menée par le Comité judiciaire du Sénat a montré que la fondation Clinton avait accepté de 9 personnalités associées avec Uranium One plus de 100 millions de dollars de contributions, autrement dit en bon français de pots de vin. Les Russes de RosAtom voulait s'assurer de l'accord du CFIUS pour une entrée majoritaire au capital de Uranium One. Ce qui fut fait. Le Comité judiciaire du Sénat a obtenu de nombreuses preuves du versement par Rosatom des contributions à la Fondation Clinton.

On ne sait pas encore si Donald Trump, qui a suivi cette affaire avec intérêt, demandera l'inculpation d'Hillary Clinton.

Notes

  1. Voir du 17/10/2017« Senate Judiciary Committee launches probe into Russian nuclear bribery case » http://thehill.com/policy/national-security/355957-senate-judiciary-opens-probe-into-obama-era-russian-nuclear-bribery

  2. Voir aussi sur ce même sujet
    FBI Uncovered Russian Bribery Plot Before Obama Approved Uranium One Deal, Netting Clintons Millions
    http://www.zerohedge.com/news/2017-10-17/fbi-uncovered-russian-nuclear-bribery-plot-obama-approved-uranium-one-deal-netting-c?page=2

    Ainsi que
    http://theduran.com/breaking-senate-judiciary-committee-launches-probe-into-russian-nuclear-bribery-case/

    et 
    http://theduran.com/breaking-down-the-uranium-one-scandal-once-again-vladimir-putin-is-to-blame/

     

19/10/2017
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