Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser
Les mots clés

L'Espagne, nouvelle porte d'entrée pour les migrations illégales

Les chaines de télévision ont montré le 9 aout un canot pneumatique plein de dizaines de migrants identifiés comme de « race noire » provenant d'Afrique du Nord accostant une plage espagnole, près de Cadix, sous l'oeil de quelques dizaines de vacanciers. Certains ont pu se demander comment les autorités espagnoles avaient pu permettre cette opération, et surtout le sort administratif qu'elles réserveraient à ces migrants.

La réponse est simple. L'Espagne ne dispose pas des milliers de douaniers et policiers qui lui seraient nécessaires pour prévenir de telles opérations. Par ailleurs les autorités, à supposer qu'elles aient voulu réagir à ce franchissement illégal de frontière, n'ont rien pu faire. Il est apparu ensuite en effet que les migrants se sont dispersés, ont rapidement changé de tenue et pour certains se sont éloignées dans des voitures qui les attendaient. La police enfin arrivée sur les lieux n'a rien pu faire.

Tout laisse prévoir que cette opération se renouvellera à grande échelle. L'Organisation internationale pour les migrations (IOM)  a prévenu que l'Espagne pourrait cette année dépasser la Grèce en nombre de migrations illégales. Selon l'IOM, le nombre des migrants identifiés en Espagne cette année a dépassé 8.000. Ce chiffre est 3 fois celui enregistré pour 2016. Il devrait  s'accroitre considérablement et rapidement rejoindre le chiffre des migrations en Italie pour la dernière année, soit 97.000.

Ceci s'explique, car la côte sud-atlantique de l'Espagne est bien plus facile à atteindre en partant de l'Afrique du Nord que les autres côtes européennes beaucoup plus éloignées. Il suffit d'attendre que le temps soit calme sur le détroit de Gibraltar pour traverser en toute sécurité. Certains parlent même de passages en jet-ski.  L'enclave espagnole de Ceuta sur la côte marocaine, victime de nombreux franchissements de frontières, ne présente pas le même avantage, car il faut en sortir pour gagner le continent européen.

Les naïfs se demanderont ce que fera l'Espagne, et avec elle l'Union européenne, pour contrer l'augmentation prévisible de ces migrations,  répétons-le parfaitement illégales. La réponse est simple. Elles ne feront rien.

* Voir Diario de Cadiz http://www.diariodecadiz.es/provincia/Banistas-Atlanterra-Barbate-testigos-inmigracion_0_1162084178.htmlv

11/08/2017
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire