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Succès des « chavistes » aux élections du Vénézuela

Plus de 8 millions de Vénézuéliens, soit 41,53 % des électeurs, ont voté dimanche 30 juillet lors de l'élection d'une Assemblée constituante organisée par le Président Nicolas Maduro ont indiqué les autorités en charge du scrutin.

 

« Le taux de participation est extraordinaire avec 41,53 % des électeurs du Venezuela qui ont voté, soit 8 089 320 votants », a annoncé Tibisay Lucena, présidente du Conseil national électoral (CNE). Mais ce chiffre de la participation est totalement contesté par l'opposition qui parle plutôt de 12 %.

De nombreuses manifestations de joie ont eu lieu provenant des électeurs « chavistes », c'est-à-dire des partisans de l'ancien président Hugo Chavez, décédé, qui se reconnaissent dans l'actuel président Nicolas Maduro.

Mais, les médias atlantistes au service des intérêts américains n'ont pas manqué une nouvelle fois de dénoncer cette élection qu'ils qualifient de tentative désespérée de Maduro pour se maintenir au pouvoir. Les images de manifestations hostiles à celui-ci ont abondé depuis plusieurs semaines, ainsi que celles de forces de l'ordre s'en prenant à la foule. Il est certain que les scènes violentes n'ont pas manqué entrainant de nombreux morts. Mais les victimes sont aussi du côté des soutiens de Maduro. Sept policiers ont été blessés par un engin explosif dans l'est de Caracas, des images de l'AFP montrant l'un d'eux avec une jambe en flammes, alors que leurs motos brûlent à terre.

Comme nous l'avions écrit dans plusieurs articles précédents, il faut considérer que les manifestants sont recrutés parmi les classes aisées qui voudraient revenir à l'ancien régime d'avant Hugo Chavez. Elles y disposaient de tous les pouvoirs, comme c'est encore et de plus en plus le cas dans d'autres pays d'Amérique Latine. Elles ont été abondamment financées en dollars et souvent armées par la CIA afin de faire tomber un régime qui a le tort, aux yeux des grands du pétrole américain, de continuer à refuser qu'elles mettent la main sur les considérables réserves pétrolière du pays.

Les résultats du vote de dimanche ne feront évidemment que renforcer leur opposition violente. Dès connus les premiers résultats du vote, les adversaires du régime chaviste ont appelé à manifester à nouveau lundi et mercredi, jour de la mise en place de cette Assemblée, qui selon eux ne va servir qu'à renforcer les pouvoirs du chef de l'État et à le maintenir en place. Ils parlent de fraude électorale mais ils sont bien incapables d'en apporter la preuve.

« Nous ne reconnaissons pas ce processus frauduleux, pour nous il est nul, il n'existe pas », a déclaré le leader de l'opposition Henrique Capriles, en dénonçant un « massacre » et une « fraude ».  L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a averti que le Venezuela avait fait un « pas vers la dictature». Washington, qui a infligé des sanctions financières à 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux vénézuéliens, a menacé d'en prendre de nouvelles. Plusieurs pays, la Colombie, le Panama, le Pérou, l'Argentine et le Costa Rica ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas la Constituante. Mais ceci n'a rien d'étonnant vu qu'ils sont désormais – comme la Bolivie l'a rappelé - soumis au gouvernement américain.

Il est difficile de dire de quoi l'avenir du Vénézuéla sera fait. Cependant, alors que beaucoup, aux Etats-Unis comme en Europe, prédisaient pour s'en réjouir l'échec de Maduro aux élections, son succès incontestable augmente ses chances de faire face au déchainement américain.

Image. Des chavistes fêtent cette journée de vote, à Caracas. | Photo EPA

31/07/2017
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