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La fin des voitures à essence et diesel d'ici 2040

Le gouvernement, à la demande de Nicolas Hulot, veut en finir avec la commercialisation des voitures roulant à l'essence ou au gazole en France d'ici 2040, objectif fixé à 2030 par l'Inde.
 "C'est lourd pour les constructeurs automobiles", a convenu Nicolas Hulot, précisant que des efforts seraient faits sur les transports ferroviaires et fluviaux. "L'agenda climatique est aussi un agenda de santé publique", a t-il indiqué. En 2040 ce sera la fin de nos gisements de gaz et pétrole et ils ne seront pas renouvelés.

L'appel de Hulot est venu un jour après que le suédois Volvo ait annoncé qu'il n'allait plus fabriquer que des véhicules électriques ou hybrides après 2019.

Le plan s'appliquera à l'ensemble du territoire mais risque de rencontrer des résistances de la part de l'industrie automobile et des utilisateurs. Il prévoit des aides pour les familles pauvres. Il est d'ailleurs regrettable que les mesures ne soient obligatoires qu'en 2004. Le délai de 2030, déjà lointain, aurait été bien préférable.

Le Groupe PSA a fait savoir que ce plan convenait à son objectif de n'offrir que des véhicules hybrides ou électriques à partir de 2023 pour 80% de son offre. Mais sa porte-parole Laure de Servigny a indiqué que le Groupe continuerait à fabriquer des véhicules à essence pour les marchés étrangers. A ce jour, nous n'avons pas entendu parler de réaction de Renault-Nissan.

Nicolas Hulot a par ailleurs annoncé que la France cesserait de produire de l'énergie électrique à partir du charbon en 2022. Actuellement cette production ne représente que 5% du total. Il a par ailleurs proposé de renoncer à toute recherche en France de gisements pétroliers ou gaziers. Ceux-ci sont il est vrai insignifiants.

Par ailleurs la part de l'énergie nucléaire, actuellement de 75 %, sera réduite à 50% d'ici 2025. Il conviendra donc d'augmenter sensiblement la part des énergies non fossiles ou vertes, qui restent en France peu encouragées du fait du recours au nucléaire.

Nous devons ici saluer ce plan, qui n'a pu vraisemblablement être décidé que du fait de la présence de Nicolas Hulot au gouvernement. Celui-ci contredit ainsi – pour le moment – les critiques de ceux qui ne voyait en lui qu'un alibi pour ne rien changer. Mais les résistances des intérêts touchés sont déjà nombreuses - et mal fondées. Voir par exemple Challenges https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/plan-climat-pourquoi-nicolas-hulot-delire-sur-l-automobile_485509

Il faut souhaiter voir ses autres projets environnementaux être également pris en compte par le pouvoir. Mais le ministre risque de voir se dresser contre lui, pour des raisons diverses, la presque quasi-totalité de la population.

 NB. Pour les détails du Plan Hulot, voir notamment Mediapart
https://www.mediapart.fr/journal/france/060717/nicolas-hulot-veut-sortir-la-france-des-energies-fossiles?page_article=2



07/07/2017
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