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La politique anti -immigration musulmane de Trump en partie validée par la Cour Suprême

Lors de sa dernière session avant la trêve estivale, la Cour suprême américaine a annoncé ce lundi 26 juin qu'elle examinera le très controversé décret anti-immigration de Donald Trump, jusqu'ici bloqué par la justice devant diverses cours fédérées. L'examen devrait avoir lieu en octobre.
En attendant, les neuf juges ont annoncé qu'une partie du texte entrerait en vigueur. Le décret interdisant l'entrée aux États-Unis aux habitants de six pays majoritairement musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen) s'applique désormais vis-à-vis de quiconque "n'ayant pas établi de relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis".

Trump a bien entendu immédiatement félicité les juges de cette « sage décision ». Les associations de « défense des Droits de l'Homme » américaines s'en indignent. Mais beaucoup de représentants des Etats favorables à la mesure de Trump font valoir que la décision de la Cour restera longtemps inapplicable de fait compte-tenu de la difficulté d'introduire des contrôles efficaces aux frontières. Ceci d'autant plus que de nombreuses entreprises sont favorables à l'introduction de travailleurs musulmans pour concurrencer les salariés locaux jugés trop coûteux.

Par ailleurs, pourquoi exclure les ressortissants d'autres pays comme l'Arabie Saoudite et le Qatar, pourtant stigmatisés aujourd'hui par Trump au fait qu'ils contribuent efficacement à la propagation du terrorisme. Quant à la Syrie, il est difficile d'admettre que Bashar al Assad propage le terrorisme. Il en est de même de l'Iran.

En Europe, les services de la lutte anti-terroriste font valoir qu'une telle mesure, si elle était décidée, donnerait une fausse impression de sécurité, les terroristes radicalisés provenant généralement de musulmans autochtones recrutés à partir des réseaux sociaux. De toute façon, en Europe et plus particulièrement en France, il serait impossible d'interdire l'immigration provenant du Maghreb. Si l'on voulait vraiment lutter contre le terrorisme islamique, il serait prioritaire de renforcer les services de police et de justice.


27/06/2017
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