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Semaine du 5 au 9 janvier. Trois évènements importants à suivre.

Faute de temps, nous ne pouvons pas ici décrire et commenter ces évènements, malgré leur intérêt. Le lecteur trouvera sur les médias en ligne un certain nombre d'articles qui à ce jour, apportent des éclairages intéressants. Nous pouvons cependant en proposer dans cet éditorial quelques lignes de commentaires.
Le témoignage de James Comey « innocente » Donald Trump

Les adversaires de Trump, principalement dans le camp démocrate, espéraient que le témoignage devant le Congrès de l'ancien directeur du FBI, limogé par Trump, pourrait être suffisamment compromettant pour justifier une procédure de destitution du Président. Or James Comey, très honnêtement, a reconnu que si Trump lui avait manifesté le désir qu'il abandonne les enquêtes susceptibles de faire apparaître des liens entre lui et la Russie ne lui a jamais donné d'ordres précis, qui auraient été inconstitutionnels, pour ce faire. Donald Trump devrait donc sortir renforcé de cette affaire. Cela ne veut pas dire qu'en ce qui nous concerne nous nous en réjouissions, vu le caractère hasardeux sinon dangereux des dernières décisions politiques de Trump. Mais il faut se dire que si des fous furieux comme le sénateur Mc Cain étaient au pouvoir à Washington, les risques pour la paix du monde seraient infiniment plus grands.

On trouvera ci-dessous deux articles résumant le témoignage de Comey et les conséquences pouvant en découler:
https://www.reuters.com/article/us-usa-trump-russia-idUSKBN18Z0HC
http://fischer02003.over-blog.com/2017/06/temoignage-de-comey-contre-trump.html

La Turquie, puis l'Iran et aujourd'hui la Russie, viennent au secours du Qatar.

Nous avions précédemment indiqué qu'entre ces deux pays, Qatar et Arabie saoudite, encourageant et aidant le terrorisme islamique, il était difficile de choisir. C'est pourtant ce que viennent de faire la Turquie, l'Iran et aujourd'hui la Russie. Ils ont promis au Qatar, dans l'immédiat, des apports de vivres permettant de combattre le blocus imposé par Riyad à Doha. Ils ont également promis de mettre à disposition du Qatar des ports et passages de frontières lui permettant de continuer à commercer. Ils ont enfin laissé entendre qu'en cas d'agression militaire provenant de l'Arabie saoudite, ils apporteraient des aides militaires.

Le Qatar n'a évidemment rien de sympathique, sauf pour la France. On se souvient des avantages exorbitants que lui avait conféré le gouvernement français, dans la suite de Nicolas Sarkosy. Pour Ankara, Téhéran et Moscou il s'agit d'un pays sunnite capable d'enfoncer aujourd'hui un coin dans la coalition des royaumes sunnites près à continuer de mettre à feu et à sang la région, pour les intérêts prétendument du sunnisme et plus immédiatement sous la pression de Donald Trump. Celui-ci persiste, au moins en apparence, à vouloir détruire l'Iran, pour des raisons inadmissibles, notamment les pressions d'Israël. Le Qatar dispose par ailleurs de ressources gazières et d'avantages géoéconomiques intéressants pour l'Iran et la Russie.

On peut donc pronostiquer que l'Arabie Saoudite mettra désormais de grandes précautions dans ses menaces à l'égard du Qatar. Les autres membres du Conseil de Coopération du Golfe en tiendront également compte. Pour les Etats-Unis et pour l'Europe, le coup magistral de Vladimir Poutine en s'imposant plus que jamais, grâce à son soutien au Qatar, comme une puissance médiatrice, sinon dominante, devrait entrainer le respect.

PS: On ne sait ce que Trump compte faire de l'importante base américaine d'Al-Udeid, hébergée au Qatar. Certains disent qu'il n'était pas au courant...

Voir un article de Andrew Koribko dans The Duran du 09/06/2017
http://theduran.com/russias-food-shipments-to-qatar-are-a-soft-power-masterstroke/

Teresa May en position de faiblesse. Une chance pour Jeremy Corbin

Les élections du 08/06  pour le renouvellement de la Chambre en Grande Bretagne devaient dans l'esprit de Teresa May, renforcer sa majorité. C'est le contraire qui s'est produit.

Même si Teresa May n'a pas encore remis sa démission à la Reine, elle est désormais très affaiblie. Nul ne devrait le regretter, au vu de son peu de charisme personnel et surtout du côté ultra-conservateur, voire réactionnaire, qu'elle comptait en cas de succès imposer au Royaume Uni. Ceci n'aurait pu qu'enfoncer davantage ce pays dans la dépression et la perte d'influence.

Au contraire, les résultats du vote ont donné de grandes chances au valeureux Jeremy Corbin pour imposer un « socialisme » qui ne sera évidemment pas révolutionnaire, mais qui pourrait devenir par l'audace de ses propositions un modèle pour tous les mouvements européens se revendiquant du socialisme.

Le parti socialiste français qui va se faire infliger une défaite historique lors des élections pour le renouvellement de l'Assemblée Nationale devrait en tirer des leçons. S'il avait mis à son programme le quart des propositions de Jeremy Corbin, au lieu de soutenir de facto Emmanuel Macron, un représentant avéré du grand capitalisme américain et d'un patronat particulièrement rétrograde, il n'en serait pas là.



09/06/2017
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