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Manchester, contrecoup des opérations des services secrets britanniques en Libye

Si dans les conférences internationales, tous les États s'opposent publiquement au terrorisme islamique, en privé certains d'entre eux l' encouragent depuis des décennies.
C'est d'abord le cas, comme le rappelle utilement Thierry Meyssan, du Royaume-Uni qui a créé en 1951 la confrérie des Frères musulmans sur les ruines de l'organisation du même nom, dissoute deux ans auparavant et dont presque tous les anciens dirigeants étaient emprisonnés. C'est ensuite celui de l'Arabie saoudite qui, à la demande de Londres et de Washington, a créé la Ligue islamique mondiale pour soutenir à la fois les Frères et l'Ordre des Naqshbandis. C'est cette Ligue, dont le budget est supérieur à celui du ministère saoudien de la Défense, qui alimente en argent et en armes l'ensemble du système jihadiste dans le monde. C'est enfin le cas de la Turquie qui assure aujourd'hui l'essentiel des opérations militaires contre Bashar al Assad.

Concernant plus particulièrement la Libye, l'enquête britannique en cours sur les origines de l'attentat terroriste de Manchester montre aujourd'hui que ce pays est devenu depuis l'assassinat de Mouhamar Ghadafi fomenté par les « Occidentaux » (dont la France) un foyer pour de nombreux groupes terroristes menant ou envisageant de mener des attentats, notamment en Europe.

Mais ce que ne dira pas officiellement l'enquête, c'est que le Royaume Uni a joué et continue à jouer un rôle essentiel dans la naissance et l'entretien de ces groupes. Ceci parce que, pour assurer la continuation de sa politique de domination sur le Moyen Orient, la Grande Bretagne a depuis les origines entretenu sur son territoire même des foyers actifs de groupes islamistes terroristes. Ainsi pouvait-elle disposer en temps utiles de moyens de pression sur des Etats arabes jugés insuffisamment coopératifs.

Ainsi, comme le montre clairement l'article du WSWS référencé ci-dessous, du Libyan Islamic Fighting Group (LIFG), opérant en Libye. Mais Londres avait offert également des bases arrières au GIA algérien et à l'Egyptian Islamic Jihad opérant en Egypte. Concernant le LIFG, ses membres ont toujours considéré le district de Manchester dit Whalley Range comme une sorte de havre. Le domicile du terroriste Salman Abedi en était proche et le père de celui-ci, Ramadan Abedi, était parfaitement connu comme membre du LIFG.

Ces éléments avaient été découverts et rendus publics par les services américains. D'où la colère de Teresa May contre ces services. Mais celle-ci s'est bien gardé de donner les vraies raisons de cette colère.

* Voir http://www.wsws.org/en/articles/2017/05/26/aren-m26.html

27/05/2017
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