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L'avenir de l'Islam en Europe

Les débats politiques actuels, en France comme dans les autres Etats européens, posent la question de l'avenir de l'Islam dans ces pays. Après une extrême tolérance, allant jusqu'à institutionnaliser le communautarisme et la charia comme dans certains communes britanniques, l'heure est au rejet.
Ceci est très largement de la responsabilité des communautés islamiques européennes. Elles acceptent sans réagir l'entrée de prétendus réfugiés musulmans qui sont en fait des terroristes. Lorsque les auteurs d'attentats proviennent de musulmans depuis longtemps nationaux, elles ne les condamnent pas et ne cherchent en rien à prévenir ce phénomène. Notamment elles acceptent la proliférations de mosquées et d'imams prêchant la guerre à tout ce qui n'est pas l'Islam rigoriste.

Tout laisse donc penser que le rejet de l'Islam et consécutivement des musulmans sera de plus en plus généralisé dans les sociétés européennes. Mais est-ce réaliste?

L'Europe ne pourra pas expulser tous ses musulmans

Il est évident que les Européens qui professent vouloir expulser d'Europe tous les musulmans, nationaux ou non nationaux, comme plus simplement les musulmans intégristes, se heurteront à des impossibilités souvent soulignées sur lesquelles nous ne reviendrons pas ici: les dizaines de millions d'individus concernés, les interdits stricts des droits nationaux et européens, l'absence de territoire d'accueil, les milliers de policiers et juges nécessaires pour mener à bien de telles opérations.

Il faut se résoudre à admettre que les nationaux musulmans aujourd'hui en Europe y resteront définitivement. Par ailleurs, le nombre des musulmans réfugiés et surtout migrants économiques, s'accroitra aussi malgré tous les efforts. Ainsi avec les 4 milliards d'africains principalement musulmans prévus pour la fin du siècle, beaucoup d'entre eux, poussés par les changements climatiques et l'appauvrissement de la planète, viendront en Europe, officiellement ou clandestinement, et ne s'en retireront sous aucun prétexte. La fermeture des frontières n'aura, à supposer qu'elle soit décidée et appliquée, que des effets limités.

Par ailleurs, il faut admettre qu'une certaines partie de ces musulmans devenus autochtones monteront dans l'échelle sociale, comme ceci se voit déjà à Londres (le maire actuel est un musulman – il est vrai pakistanais) ou dans un certain nombre de banlieues. Cependant, contrairement aux européens de souche devenus très individualistes, ils conservent de nombreux liens avec leur milieu social d'origine ou leurs appartenances ethniques. Ceci fait que l'espoir qu'ils se « laïcisent » comme de précédentes générations d'émigrés venus des pays catholiques, est faible. Ils le feront d'autant moins qu'ils se sentiront rejetés. Le pouvoir social de ces communautés musulmanes n'en sera que plus grand.

Cela veut-il dire que l'Europe, tôt ou tard, deviendra un territoire soumis à l'Etat islamique et où toutes les femmes seront obligées de porter la burqa, tous les homosexuel(le)s lapidés ?

Donner un juste rôle aux musulmans désireux à s'européaniser

Certainement pas, et pour plusieurs raisons. Les musulmans resteront en Europe une petite minorité, même si leur nombre s'accroit de façon impressionnante. De plus et surtout, la majorité d'entre eux ne voudront pas vivre dans une société wahhabiste sur le mode saoudien et plus encore ultra-violente sur le style des minorités Takfiri. Ils sont venus en Europe précisément pour éviter cela. Ils ne seront pas prêts à abandonner les situations et biens acquis en Europe pour se transformer en djihadistes. Certains céderont certes à la tentation, mais il s'agira en général d'individus déséquilibrés que les polices européennes devraient être capables de neutraliser, si on leur en donne les moyens – et si certains gouvernements européens ne les encouragent pas secrètement pour conquérir des électeurs – de même qu'ils courtisent le Royaume de Saoud pour en obtenir des pétro-dollars.

Ainsi, même si tous les musulmans ne pourront jamais être expulsés d'Europe, les nations européennes devraient pouvoir faire face aux problèmes de sécurité que certains poseront.

Ceci dit, les  élites  européennes devront se débarrasserrr de deux attitudes aussi nuisibles l'une que l'autre, l'une le rejet radical de l'Islam et l'autre une bien pensance faisant considérer toute critique de l'Islam comme inspirée par une islamophobie inacceptable.

Sur ce dernier point, il faut comprendre que les communautés musulmanes en Europe ne se retrouvent pas dans un seul type d'Islam. Au sein de celui-ci, les musulmans prêts à rejeter l'idéologie wahhabiste ou takfiri doivent être reconnus et encouragés.

Poutine en Tchétchènie

C'est ce qu'a fait Vladimir Poutine en Tchetchénie. Tout en menant une guerre impitoyable, inconcevable dans une Europe trop policée, contre les terroristes islamiques (« J'irai les tuer jusque dans les toilettes », selon sa phrase devenu proverbiale), il s'est appuyé dans cette même Tchetchénie sur des populations locales ne refusant pas, au contraire, l'intégration dans la Grande Russie. Il est allé jusqu'à présenter le leader tchétchène modéré Ramzan Kadyrov comme son fils spirituel. Il a fait de même en Russie même, se comportant pratiquement à l'égard de l'Islam traditionnel et pacifique comme il l'a fait à l'égard de l'Eglise Orthodoxe. Celle-ci a cessé, malgré les résistances initiales, de considérer Poutine comme un usurpateur.

Certes en Europe et plus particulièrement en France, fondamentalement laïque, une telle politique, face tout autant à l'islam qu'au catholicisme, serait à juste titre jugée inacceptable. Mais il ne faudra pas oublier que seuls les musulmans européens sont véritablement capables de lutter contre l'extrémisme musulman. Il faudra le reconnaitre et élargir le rôle social et politique que certains se décideront à jouer en ce sens. Devrons nous à notre tour faire d'un musulman affiché, aussi honorable qu'il puisse être, le maire de Paris? Sans doute pas, mais il y aura d'autres perspectives à leur offrir plutôt que continuer à les confiner dans les oubliettes des quartiers dits difficiles.

NB. Précisons qu'en aucun cas, le matérialisme indispensable aux sciences ne devra accepter la moindre concession aux philosophies inspirées du Coran

07/05/2017
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