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Trump toujours plus belliqueux

Nous avons appris cette semaine que l'Armée américaine avait décidé de renforcer sensiblement ses moyens sur deux fronts où elle a toujours mené des politiques agressives, la frontière entre l'Europe de l'Est et la Russie, d'une part, l'Afghanistan d'autre part.
Concernant l'Europe de l'Est, l'US Command in Europe vient d'annoncer qu'il allait établir un nouveau quartier général en Pologne pour mieux coordonner la réaction à de possibles attaques russes. De plus, il a déployé une nouvelle brigade de combat (division) en Europe dans le cadre de l' Operation Atlantic Resolve (OAR), ce qui conduit le nombre de ces brigades à 3. La nouvelle brigade sera déplacée de Baumholder, Allemagne, à Poznan, Pologne.

Le nouveau quartier général aura autorité sur plus de 6.000 militaires américains répartis entre les Etats Baltes, la Pologne, l'Allemagne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie.

On notera que cette politique, initialisée par Barack Obama, avait été mise en cause par Donald Trump dans son discours d'investiture, considérant l'Otan comme obsolète. Apparemment l'Otan est rentrée en grâce à Washington.

Certains se demanderont dans quelles mesure quelques milliers de militaires américains supplémentaires pourraient arrêter des forces russes d'invasion pouvant rapidement mobiliser plus de 100.000 hmmes. Mais le point n'est pas là. Cette présence américaine découragera tout gouvernement de l'Est européen éventuellement tenté de prendre des distances à l'égard de l'Otan. De plus, elle préparera ces mêmes gouvernements à accepter la mise en place de nouvelles bases de missiles-antimissiles de type THAAD capables de porter très en profondeur sur le territoire russe des têtes nucléaires tactiques.

L'objectif de tout ces dispositifs, dans l'esprit du Pentagone est, comme clairement indiqué par les généraux consultés, de donner à Vladimir Poutine une mentalité d'encerclé, afin de le pousser éventuellement à la faute. Trump encourage totalement cette politique, ayant apparemment renoncé à détendre les rapports américano-russes

L'Afghanistan

Obama avait depuis 2011 sensiblement diminué les effectifs engagés dans ce pays, au prétexte que les Talibans cessaient de représenter une menace. Mais le Pentagone vient de demander à la Maison Blanche l'autorisation d'envoyer des milliers d'hommes nouveaux pour desserrer ce qu'il appelle un étau renforcé des Talibans.

Ces effectifs, composés d'américains mais aussi de militaires de l'Otan, devraient atteindre le nombre d'environ 18.000 hommes. Ils sont présentés comme des « conseillers militaires » à la disposition du gouvernement afghan. Mais comportant un nombre important de forces spéciales qui ne cessent d'engager des actions ponctuelles contre les Talibans, il s'agit d'un véritable renforcement de la présence militaire américaine.

Le premier objectif est de garder la main sur les ressources naturelles considérables du pays, encore inexploitées mais que les Etats-Unis ne veulent pas voir tomber un jour, par l'intermédiaire des Talibans, aux mains du Pakistan et éventuellement de la Chine. La présence de plus en plus active de celle-ci dans la région inquiète de plus en plus Washington.

Theresa Whelan, Acting Assistant Secretary of Defense for Special Operations, vient de déclarer devant le Senate Armed Services Committee que l'objectif de ce nouveau déploiement de force était de faire connaître à tous que l'Afghanistan est un partenaireee stratégique essentiel pour les Etats-Unis dans cette régio difficile (very tricky region). Avis au Pakistan, à la Chine et éventuellement à la Russie.

L'administration Trump a l'objectif d'entreprendre de nouvelles actions militaires contre les Talibans, considérés comme des alliés potentiels de ces trois pays. C'est ce que vient de déclarer le général Raymond Thomas, chef de l'US Special Operations Command. Ceci, quel que soit le coût en hommes et en dollars à consentir.

06/05/2017
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