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Tulsi Gabbard sauve l'honneur de la démocratie en Amérique

Dans un système politique bien plus qu'en Europe dominé par les grands intérêts financiers et par un constant impérialisme colonisateur, la représentante démocrate Tulsi Gabbard s'est de plus en plus faite connaître par ses prises de position courageuse, notamment contre la politique américaine au Moyen-Orient.


Pour ceux qui en France ne la connaissent pas encore, disons qu'elle est née en 1981 dans les Samoas américaines, qu'elle est d'origine océanienne, membre du Parti Démocrate et représentante du deuxième district d'Hawaï depuis 2013 à la Chambre des Représentants.

Après avoir soutenu la candidature de Donald Trump, en qui elle voyait comme beaucoup à l'époque un rempart contre les intérêts bellicistes représentés par Hillary Clinton, elle a été récemment conduite à s'opposer à lui concernant ses initiatives hostiles à l'égard de Bashar al Assad et sur l'aggravation des relations américano-russes qui en a résulté.

Elle demande aujourd'hui avec de plus en plus d'écho dans l'opinion que Trump apporte des preuves de l'attaque au gaz sarin prétendument imputée à Bashar et ayant servi de prétexte au bombardement d'un aéroport syrien par la marine américaine.

Cette exigence raisonnable pose cependant aujourd'hui de plus en plus de problèmes dans le parti Démocrate. Ainsi une certaine Neera Tanden, présidente du Center for American Progress et ancienne conseillère d'Hillary Clinton, multiplie les démarches pour qu'elle soit exclue du parti démocrate. L'ancien président du Democratic National Committee qui avait soutenu la candidature de Hillary Clinton, un certain Howard Dean, lui a répondu que Tulsi Gabbard « était une malédiction (disgrace)  » et ne devait pas demeurer au Congrès. Elle faisait en effet l'apologie d'un dictateur (Bashar al Assad) .

Dans un pays où le courage militaire est à juste titre prisé, peu de Démocrates ne rappellent que Tulsi Gabbard avait courageusement combattu en Iraq, en tant que militaire, mettant plusieurs fois sa vie en danger.

Mais son crime est d'avoir dès le début critiqué la politique américaine en Syrie. Devant CNN, elle avait il y a un an dénoncé les efforts de la CIA pour renverser Assad, faisant ainsi le jeu des extrémistes islamistes et des groupes rebelles se référant à Al Nusra et à Al Qaida. Elle avait pronostiqué que la chute du président Syrien livrerait la Syrie toute entière à ces fanatiques islamistes, pépinière de terroristes dans le monde entier.

Elle a ensuite dénoncé en toutes circonstances le fait que les Etats-Unis ne cessent de procurer des armes à ces groupes terroristes. Elle a rappelé que ces « terroristes modérés » étaient de la lignée de ceux qui avait provoqué les attentats du 11 septembre. Comment prétendre les combattre et les armer en même temps?

Plus récemment , le « crime » de Tulsi Gabbard est de s'être rendue en Syrie, où elle avait rencontré Bashar al Assad. Elle a répondu aux virulentes critiques que, quoique l'on veuille, il était président de Syrie, et qu'il n'y aurait pas de règlement durable de la guerre sans lui.

Les mêmes critiques avaient été formulées à l'égard de la poignée de parlementaires français ayant fait la même démarche à Damas. François Hollande et Jean-Marc Ayrault, qui connaissent parfaitement la vérité concernant l'attaque au sarin, continuent à les tenir pour des traitres.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tulsi_Gabbard
http://thehill.com/people/tulsi-gabbard



12/04/2017
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