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Donald Trump retrouve pleinement les vieux réflexes de la guerre froide.

Beaucoup avaient espéré que Donald Trump, une fois élu à la présidence, mettrait en application la plus notable de ses promesses électorales, rétablir des relations pacifiques avec la Russie. Il s'agissait d'une perspectives venant en contradiction avec 50 ans de guerre froide, dont le complexe militaro-industriel américain (MIC) avaient tiré des bénéfices politiques, économiques et financiers considérables, aux dépens des besoins de la population civile.
Trump avait expliqué ce revirement au prétexte que Poutine serait un allié efficace dans la lutte contre l'Etat Islamique EI, dont il disait avoir fait une de ses priorités. Vladimir Poutine avait favorablement reçu ce message, tout en restant circonspect. Il voulait attendre un peu, avant de voir si Trump allait passe des paroles aux actes.

Une rencontre rapide entre les deux présidents aurait permis, mieux qu'un simple entretien téléphonique, de rétablir de vraies relations apaisées. Mais Trump ne l'a pas proposée à ce jour, alors qu'il avait fait du rapprochement avec Moscou un des thèmes forts de sa campagne électorale..

Vladimir Poutine aurait pu réagir très mal à cette indifférence. Il ne s'est pas cependant encore découragé. Il s'est dit aujourd'hui prêt à rencontrer pour la première fois son homologue américain Donald Trump lors du sommet du G20 les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne . "Je pense que cette rencontre pourra avoir lieu dans le cadre d'une série d'événements habituels, comme le G20", a-t-il déclaré, alors qu'il participait au forum sur l'Arctique à Arkhangelsk, dans le nord de la Russie.

En attendant, Poutine ne peut pas ne pas constater que Trump, pour assurer sa survie face au MIC, ou de son plein gré, laisse ses représentants multiplier en toutes occasions les menaces contre la Russie.

Ces agressions ne sont pas seulement verbales, mais se traduisent aujourd'hui dans les faits. C'est ainsi que l'armée américaine, agissant prétendument au nom de l''Otan, continue à déployer des moyens aux frontières de la Russie. Ceci notamment en Pologne où à partir d'avril de nouvelles troupes devrait répondre à l' «annexion de la Crimée par le Russie » . Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson a confirmé au ministre des affaires étrangères de l'Ukraine et au sénateur Marco Rubio du Senate Committee on Foreign Relations que les Etats-Unis continueraient à lutter contre « l' agression russe ».

La liste des menaces verbale du même Tillerson, du général McMaster à la tète du discret mais puissant Conseil de Sécurité nationale ou de l'ambassadrice de Trump à l'ONU est trop longue pour que nous la reprenions ici. Mais dans l'immédiat et plus concrètement, Trump semble laisser se préparer une guerre contre l'Iran qui conduirait nécessairement à un affrontement avec des troupes russes dans ce pays. Tout laisse penser que Trump ne s'en inquiète pas, voire qu'il recherche la confrontation. Le belliqueux sénateur Mc.Cain, jusque là très réservé à l'égard de Trump, l'applaudit désormais des deux mains.

Ceux qui naïvement, comme nous ici, pensions qu'avec Donald Trump l'anti-américanisme assez répandu en France, n'avait plus lieu d'être, sont obligés de revenir sur cet optimisme. Ce ne sont pas les multiples intérêts français tout dévouée à Washington et à Wall Street, qui le regretteront. Leur pro-américanisme fondamental s'en trouvera encore plus justifié, avec les profits qui vont avec.





04/04/2017
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