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Affrontements entre la Syrie et Israël, la Russie en arrière-plan

Il est de notoriété commune que la Syrie de Bashar al Assad et Israël sont depuis des mois sur un quasi-pied de guerre. Cette situation implique directement la Russie et l'Iran, alliées de Damas. Elle ne peut laisser indifférents tous les Etats qui, ouvertement ou plus indirectement soutiennent Israël.
Au premier rang de ceux-ci se trouvent les Etats-Unis, où le puissant lobby juif américain dit AIPAC, American Israel Public Affairs Committee, a toujours obtenu des présidents successifs un appui direct à Jérusalem. L'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump n'a pas changé grand chose à cet état de fait. Bien que son opinion profonde sur l'avenir des relations israélo-américaines reste encore à déchiffrer, il a paru prendre position plusieurs fois en soutien à Binjamin Netanyahu. Ceci malgré sa volonté (de plus en plus incertaine il est vrai) de se rapprocher de la Russie.

Un bruit non confirmé avait courru ces derniers jours concernant la destruction de deux avions israéliens par la Syrie. Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman vient de démentir le 19/03 cette information. Il a par contre menacé de détruire les systèmes de défense aérienne de Damas, systèmes d'ailleurs acquis auprès des Russes, si les Syriens continuent à utiliser des missiles sol-air contre les appareils israéliens opérant dans l'espace aérien syrien.

Benjamin Netanyahu n'avait pas nié le fait, mais indiqué que ces frappes visaient des transports d'armes destinés au mouvement shitte libanais Hezbollah, qu'Israël considère également comme un adversaire dangereux. Il a précisé qu'il comptait continuer à mener de telles frappes chaque fois qu'il découvrira des transferts d'armements provenant de Syrie et destinés au Hezbollah. Il a indiqué qu'Israël ne souhaitait pas interférer dans la guerre civile en Syrie ou conduire une confrontation avec la Russie, mais que la défense de la sécurité d'Israël demeurait sa priorité.

Netanyahu avait plusieurs fois rencontré Vladimir Poutine afin d'établir un mécanisme permettant d'éviter des incidents entre leurs forces respectives opérant en Syrie. Une «  ligne rouge » avait été définie entre eux destinée à séparer la frontière entre la Syrie et Israel. Aujourd'hui Jérusalem considère que cette ligne avait été franchie. Pour sa part, à la suite d'une une série de bombardements réalisée par l'aviation israélienne près de Palmyre contre les cibles du Hezbollah, la Russie, selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov. a convoqué l'ambassadeur d'Israël à Moscou pour discuter de l'attaque.

Les prochains jours préciseront l'évolution de ce début de tension entre Moscou et Jérusalem. Il faudra observer également la position que prendra Donald Trump. Peut-être sera-t-elle indiquée par un prochain
tweet .

20/03/2017
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