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Jeremy Corbyn en difficulté à la tête du Labour.

Deux élections partielles se sont tenues en Grande Bretagne le 25/02/2017 dans les circonscriptions de Copeland et de Stoke-on-Trent Central (Staffordshire). Dans la première, les conservateurs ont provoqué la surprise en remportant le siège, qui était détenu par le Parti travailliste (Labour) depuis plus de quatre-vingts ans. A Stoke-on-Trent. dite « capitale du Brexit » pour avoir voté à 69 % pour la sortie de l'Union européenne (UE) lors du référendum, une autre surprise est résulté de l'échec du nouveau leader de l'UKIP, Paul Nuttall, partisan du Brexit. Il a été battu par le candidat du Labour, Gareth Snell, avec 37 %. L' UKIP n'a toujours qu'un seul député.
Concernant le Labour, malgré le succès de Gareth Snell, ces élections sont considérées comme un échec de plus pour le nouveau leader du parti, Jeremy Corbyn. Il est combattu en permanence par ses propres députés au Parlement. On le dit déconnecté de ses électeurs et bataillant en permanence comme sa propre opposition de droite, d'inspiration blairiste.

Celle-ci s'est d'ailleurs immédiatement inspirée de ces résultats pour demander plus que jamais la destitution de Jeremy Corbyn. Le leader de la droite du parti, John Woodcock a prévu sinon une défaite catastrophique et historique du Labour aux prochaines élections. L'ancien leader Tony Blair, qui milite pour que le Royaume Uni reste dans l'Union, en a tiré argument pour affirmer que cet affaiblissement du Labour était le résultat des incertitudes relatives aux positions de Jeremy Corbyn.

Il est de fait que Corbyn, bien qu'a priori hostile au Brexit, a conclu une sorte de pacte de non agression avec la Première ministre Theresa May. De plus, il continue à s'opposer à la droite du Labour sans cependant proposer d'alternatives précises, notamment en matière de protectionnisme, de défense des investissements publics et de protection des droits des travailleurs. Il déçoit profondément en ce sens les députés qui l'avaient mis à leur tête en espérant voir le Labour défendre un changement radical au plan social et économique.

Le ralliement de fait de Corbyn à la majorité conservatrice devrait entrainer sa perte, de même qu'aux Etats-Unis celui de Bernie Sanders à Hillary Clinton. Ceci devrait faire réfléchir ceux qui en France, à la gauche du PS comme chez Jean-Pierre Mélenchon, proposent un véritable prise de distance à l'égard du système capitaliste atlantiste dominant, sans montrer concrètement comment la chose pourrait se faire et jusqu'où ils seraient prêts à aller dans ce sens. La même chose pourrait d'ailleurs être dite de Marine Le Pen.



26/02/2017
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