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Visite de Vladimir Poutine à Budapest

Peu d'échos ont été donnés par les médias européens à la rencontre entre Viktor Orbàn et Vladimir Poutine à Budapest le 2 février. On a parlé à l'envie d'une visite éclair, dont les motifs profonds n'apparaissaient pas. Les détails des conversations n'ont pas été précisés.

A peu près seul à présenter une analyse sérieuse des tenants et aboutissants de la rencontre a été le site Breizh-info, dont nous avons plusieurs fois salué le professionnalisme. On pourra lire le relevé détaillé des propos échangés dans l'article suivant http://www.breizh-info.com/2017/02/04/61370/vladimir-poutine-a-rencontre-viktor-orban-a-budapest

Pour notre part, nous considérons que cette rencontre, et les décisions économiques concrètes qui ont été prises, montrent que les Etats européens, en priorité la Hongrie, tentés de prendre des distances à l'égard d'une Union européenne jugée irréductiblement soumise aux intérêts financiers atlantistes, trouveront d'ores et déjà avec la Russie des perspectives de collaboration fructueuses. Celles-ci, comme nous l'avons plusieurs fois exposé dans des articles précédents, se feraient dans l'intérêt réciproque des partenaires. On peut imaginer sans difficultés tout ce que la coopération avec la Russie de pays beaucoup plus économiquement et technologiquement solides, tels l'Allemagne et la France, pourrait apporter. A court terme, la visite de Poutine viserait sans doute à rassurer les anciennes démocraties populaires constituant le groupe dit de Visegrad. Même si Trump se retire quelque peu de l'Otan, elles ne seront pas avalées par l'ogre russe.


Les enjeux d'un rapprochement entre la France et la Russie, en court-court-circuitant le cas échéant les interdictions imposées par Bruxelles, sont peu évoqués par les candidats à la présidence française de la République. Marine Le Pen y fait allusion, mais sans approfondir. Quant à François Fillon, n'en parlons plus pour le moment. Par contre il a été affligeant d'entendre les ténors du parti socialiste tenir un discours anti-russe digne des beaux jours de la guerre froide. Pour eux, et aujourd'hui pour le premie
r d'entre eux, Benoit Hamon, censé en cas de succès gouverner dans quelques mois, le danger pour la France reste et restera toujours Moscou.
06/02/2017
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