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Obama fait encore tout pour compliquer les futures relations de Trump et de Moscou

Donald Trump avait annoncé dès avant son investiture le 20 janvier qu'il rechercherait un accord général avec la Russie, notamment pour éradiquer l'Etat islamique EI au Moyen-Orient. Ceci avait été très bien reçu par Vladimir Poutine.
 Ces derniers jours, avant même d'être officiellement désigné comme POTUS, Trump a multiplié les contacts de ses représentants, notamment le général Flynn, le nouveau directeur du National Security Council et conseiller spécial du Président pour les questions de sécurité nationale, avec ses homologues russes. Ceci avait évidemment soulevé la fureur des anti-russes viscéraux restés très influents au Congrès, notamment le couple McCain-Graham.

Pour ces bellicistes, qui n'arrivent pas à se consoler de l'échec à la présidence de leur représentante l'infernale Hillary Clinton, Obama reste encore en fonction quelques jours. Or Obama, contrairement à la réserve qui devrait être de rigueur pour ne pas compliquer la tâche de Trump, a multiplié des décisions prises sous leur influence et visant à durcir les relations des Etats-Unis avec Moscou, ceci afin que Trump hérite d'une situation diplomatique ingérable.

C'est ainsi qu'Obama vient d'annoncer l'expulsion d'une trentaine de diplomates russes en poste à l'ambassade de Russie, au prétexte qu'ils avaient mis en place le piratage des messages compromettants échangés entre Hillary Clinton et son comité de soutien. La révélation de ceux-ci avaient contribué au succès de Trump. Or nul preuve précise de l'intervention de l'espionnage russe dans ce domaine n'a jamais pu être apportée, notamment pas la National Security Agency NSA à qui pourtant rien n'échappe. Ce qu'avait d'ailleurs souligné discrètement un certain nombre d'agents de renseignement américains. Mais dans tout le monde politico-médiatique « occidental » le piratage russe reste présenté comme une évidence.

D'autres obstacles

Auparavant, Obama avait pris un certain nombre de décisions moins connues de la presse, qui devraient être autant d'obstacles à la coopération Trump-Poutine dans le règlement de la question du terrorisme. Citons notamment:

- La décision de continuer à livrer des armes aux « terroristes modérés » opérant en Irak et au Syrie pour renverser Bashar al Assad et agresser les bases russes. Ceci pourrait d'ailleurs compliquer ce qui est aujourd'hui présenté comme un grand succès diplomatique de Poutine, un cessez le feu négocié entre les différentes parties en Syrie, à l'exception évidemment des bandes armées se réferrant à l'EI.

- Le soutien que les Etats-Unis devraient apporter à une résolution de l'ONU visant à créer un fonds privé pour « enquêter sur les crimes de guerre » commis en Syrie et notamment à Alep. Quant on sait que le milliardaire fanatiquement anti-russe George Soros y participerait, l'on devine facilement de quels « crimes de guerre » il s'agira.

- L'abstention de la seule Amérique à une décision unanime du Conseil de Sécurité condamnant les implantations israéliennes dans les « territoires occupés ». Cette abstention a été vivement critiquée par Benyamin Netanyahu. Celui-ci ne manquera pas d'en faire grief à Trump, lorsque ce dernier mettra en oeuvre un effort de rapprochement général entre Washington et Israël pouvant impliquer notamment une politique différente dans la question dite des Deux Etats.

Il est évident que, pendant quelques jours encore, le canard boiteux, « Lame Duck », qu'est devenu Obama pourra disposer de beaucoup d'armes que les Conservateurs et Républicains n'ayant toujours pas accepté le succès de Trump utiliseront pour mettre celui-ci en difficulté. On peut penser cependant que Vladimir Poutine est suffisamment averti pour ne pas tomber dans le piège. Seuls réagiront favorablement aux mauvais coups d'Obama les gouvernements européens et leurs médias, pour qui une entente future, fut-elle limitée, entre Trump et Poutine, sera vécue comme une catastrophe.

PS au 30/12. Poutine vient d'annoncer qu'il n'expulserait aucun américain, en réponse à la provocation d'Obama, comme on le lui conseillait. Il ne "voulait pas s'engager dans cette diplomatie de cuisine". Bravo!

30/12/2016
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