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Djihadistes retour de Syrie. Bienvenue en France

A la suite des revers de Daesh en Syrie, les djihadistes Français prévoient de revenir en France. 200 d'entre eux l'auraient déjà fait, 700 autres sont en attente, sans mentionner les femmes et les enfants. Ces djihadistes ont été formés au combat, aguerris aux actions violentes, compétents en matière d'explosifs. De plus ils ont été conditionnés pour accepter et valoriser la mort. Les femmes sont maintenant aussi nombreuses que les hommes. Elles aussi sont entraînées au combat.
Le danger présenté par eux est parfois évoqué par les autorités. Mais rien n'est fait pour les empêcher de tuer à nouveau, en France même. Il n'y a d'ailleurs plus de places dans les prisons. D'autant plus que pour éviter les risques de propagation de la radicalisation, il faudrait un lieu de rétention unique pour ces djihadistes.

En droit, l'analyse des actions de ces terroristes français de retour en France est simple et les peines pénales encourues sont en principe définies. Ils ont tous rejoint une organisation terroriste et criminelle qui égorge les otages, assassine les homosexuels , fait le trafic d'esclaves et sème la terreur dans les villes. Ils connaissaient tout cela en partant. Ils ont donc ont adhéré à Daesh en pleine connaissance de cause, ils sont donc complices. Ils ont ainsi trahi leur pays.

Nous sommes en guerre avec l'état Islamique, on nous l'a assez répété, ces gens qui ont rejoint le camp ennemi pour nous combattre ont bien trahi leur pays. Ils devraient normalement être jugés pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi. La loi prévoit que « Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende. »

Malheureusement, le souci principal des autorités est de savoir comment accueillir et réinsérer ces combattants. La Croix indique « que le premier ministre a annoncé la création d'une structure prenant en charge les jeunes « de retour de zones de conflit », comme ceux partis faire le djihad en Syrie. Cette structure aura pour vocation de proposer à ces jeunes « un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé ». Le tout afin de leur permettre de « retrouver toute leur place dans notre société »

La France avait une arme efficace, la loi sur la déchéance de nationalité, mais elle a été rejetée. On utilisera à la place la détention (très) provisoire, le bracelet électronique et le suivi par un conseiller spécialisé. Faut-il rappeler que le bracelet électronique n'interdit en rien d'accomplir des attentats. Un des égorgeurs du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray portait un bracelet électronique et disposait d'heures de sortie. Respectueux de la loi il a attendu ses heures de liberté pour aller décapiter le prêtre. Faut-il rappeler par ailleurs que les forces de l'ordre sont déà débordées.

Les djihadistes sont de retour plus dangereux que jamais, et nos gouvernants n'ont rien prévu d'autre que des mesures symboliques. Il est vrai qu'ils affichent tous un islamisme convaincu et que comme tels ils sont protégés par la volonté des autorités de prévenir les amalgames.

25/12/2016
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