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Politiques scientifiques et élections

Lors de la dernière séance de confrontation entre les « candidats de la droite et du centre » organisée par France 2 et Europe 1 le 17/11, nous avons vainement attendu que les grandes questions de politique scientifique dont dépend l'avenir, non seulement de l'humanité et de l'Union européenne, mais de la France elle-même, soient évoquées, même incidemment.
Les organisateurs ne l'ont pas fait. Pourtant, en tant que journalistes censés être bien informés, ils ne pouvaient pas les ignorer. Les candidats ne l'ont pas fait non plus. Faut-il impliquer ceci à la volonté de rester proche de l'électorat, ou à leur ignorance concernant ces questions, au delà d'une connaissance très superficielle, ne leur permettant pas d'avoir de propositions sérieuses à faire.

La première hypothèse est la plus probable. Le suffrage universel, entre beaucoup de qualités, présente le défaut de donner un rôle politique certes faible mais non négligeable à des électeurs très mal informés de questions dépassant celles des effectifs de fonctionnaires ou des frontières souhaitables entre les régions. Si une majorité d'entre eux n'est pas sensibilisée à ces grandes questions, ils ne feront pas pression sur les candidats ou le moment venu sur le chef d'Etat élu pour qu'il s'en saisisse lui-même. Dans ces conditions, la France restera incapable de jouer un rôle sérieux face à des pays concurrents qui eux, mettent la réponse à ces questions de politique scientifique à une place essentielle dans leurs décisions politiques - sans mentionner les budgets correspondants.

L'hypothèse cependant d'une ignorance des hommes politiques de droite ou de gauche, n'est pas à exclure. En ce cas, la France serait mal partie. Elle verrait se dégrader rapidement les quelques atouts comparatifs que d'importants programmes de recherche et d'investissement dans ces domaines lui avaient permis d'acquérir les décennies précédentes.

A titre de simple exemple, il faudrait se demander qui des responsables politiques réunis sur le plateau de France 2 connaissait le programme d'accélérateur de particules Spiral2 et ses enjeux, lequel  vient d'être inauguré à Caen (voir http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2016/175/actualite.htm#actu2). Face à cette ignorance massive, d'ailleurs très répandue également dans les autres pays européens, comment pourra-t-on sur ce continent répondre à la politique de la Chine, sans mentionner celles de la Russie et les Etats-Unis, même sous Donald Trump, visant à se donner une suprématie mondiale sur des questions dont dépendra l'avenir de nos civilisations.

18/11/2016
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