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Troisième débat Clinton-Trump. Des mots et des choses.

Les commentateurs de ce débat, ayant eu lieu le 19/10/2016, s'accordent en général pour juger qu'il n'a rien apporté de nouveau, hormis peut-être le fait que Donald Trump s'est limité aux propos sérieux, et non à diverses allégations jugées par certains comme hors propos. Mais notre avis est assez différent. Le débat donne beaucoup à réfléchir. Il a montré ce que nous pouvons nommer l'opposition entre les mots et les choses.

Les mots sont les promesses des deux candidats. Hillary Clinton, pour renforcer ce qu'elle espère être sa popularité auprès des électeurs libéraux et « de gauche » (ceux qu'avait su dynamiser Bernie Sanders) à promis qu'elle défendrait le droit à l'avortement, l'intégration des travailleurs provenant de l'immigration, la création d'emplois financés par l'Etat, une augmentation des salaires minimum, une égalisation des salaires entre femmes et hommes, une augmentation des bénéficiaires de la Sécurité Sociale.

Donald Trump, tout au contraire, a rappelé que pour redresser l'Amérique, selon ses mots, il entendait renvoyer les travailleurs immigrés, renégocier les accords commerciaux pour décourager les importations, diminuer radicalement les taxes sur les revenus les plus élevés et sur les entreprises. Quant aux réformes de la sécurité sociale et du système de santé Medicare, il a affirmé qu'elles seraient inutiles vu que son programme provoquerait une hausse du PNB d'au moins 6%.

Mais ce que nous appelons les choses, ou si l'on préfère les conclusions qu'en tirent les électeurs et leurs soutiens sur le terrain, elles sont à l'opposé. Manifestement, le discours libéral, pour ne pas dire socialiste, qu'a pu tenir Hillary Clinton n'a en rien effrayé les grandes corporations, Wall Street et plus généralement tous ceux qui financent abondamment sa campagne. Ils y ont vu ce qu'il était, un discours in extremis de type populiste destiné à augmenter le nombre de ses électeurs, discours dont elle ne tiendra aucun compte une fois au pouvoir.

Ils lui maintiennent plus que jamais leur confiance pour appliquer une politique que nous qualifierons dans le vocabulaire français d'extrême droite, tant au plan intérieur qu'en ce qui concerne des campagnes militaires destinées à relancer l'influence des Etats-Unis dans le monde, face notamment à la montée en puissance de la Russie.

Tout au contraire, ce que nous nommons les choses, ou en ce qui concerne Donald Trump, la confiance que mettent en lui des millions d'électeurs oubliés du Système pour provoquer un début d'éclatement de celui-ci, ne semble en rien diminuer. S'ils votent en sa faveur, ils espèrent que le personnage ne démentira pas la réputation qu'il s'est faite, c'est-à-dire d'un dynamiteur, volontaire ou involontaire. Ils voteront probablement pour lui, même si ses chances d'être élu restent faibles.

Aussi bien, au détour d'un propos, The Donald a laissé entendre qu'il se réserverait contre tous usages le droit de contester le résultat des élections, vu les nombreuses illégalités entachant celles-ci, à commencer par des sondages truqués. S'il tient sa parole, ceci pourrait inaugurer plus tôt que prévu le début d'éclatement du Système.


20/10/2016
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