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Préparer les réponses européennes aux suites de l'élection présidentielle américaine.

Dans un texte publié précédemment ici (voir note in fine) le Groupe Convention pour l'Avenir de l'Europe propose des perspectives pour une Europe qui ne se limiterait pas aux frontières actuelles de l'Union européenne. Nous vous invitons à regarder ce texte.
Au delà de lui, nous voudrions ici évoquer un point que nous soumettrons au Groupe, mais qui devrait selon nous intéresser tous les Européens.

Il s'agit des politiques que devraient adopter les institutions européennes, les gouvernements et les groupes de travail européens dans la perspective de répondre aux défis qui résulteront des résultats de l'élection américaine de novembre 2016 concernant la désignation d'un(e) président(e) des Etats-Unis (POTUS).

On objectera que l'Europe est indépendante et ne devrait pas se préoccuper, sauf au plan diplomatique, de savoir qui sera le POTUS et ce que seront les politiques qu'il adoptera. Mais ce serait ne pas tenir compte d'un facteur, la domination américaine, qu'avec bien d'autres politologues mieux informés, nous dénonçons depuis longtemps. Les enjeux de l'élection du futur POTUS sont tels qu'il faudrait que la Convention pour l'Avenir de l'Europe puisse selon nous en discuter rapidement. Ce sera le premier grand problème qui se posera à elle, avant même si l'on peut dire l'adoption du statut juridique qu'elle se donnera,

Position à l'égard de la domination américaine

Tous les discours et projets concernant l'Union européenne, son passé et son avenir, comme plus largement ceux concernant l'Europe dans sa totalité géographique et même civilisationnelle, ne mentionnent pas le fait que l'Union européenne, dès les origines, a été créée par les Etats-Unis pour enrôler les Européens au service des objectifs militaires, économiques et culturels de la super-Puissance. Cet « oubli » est volontaire, de la part des trop nombreux européens qui se sont mis au service des Américains par intérêt, comme par ceux qui ferment les yeux par ignorance ou soumission à la propagande incessante de médias dominés par leurs homologues d'outre-atlantique.

La mission prioritaire pour la Convention pour l'Avenir de l'Europe sera d'entreprendre puis mener à bien un effort pour désintoxiquer de l'atlantisme omni-présent ceux des Européens à qui elle envisage de s'adresser. A elle seule, la tâche sera immense et nécessitera une mise à jour permanente.

Position à l'égard de Donald Trump

A court terme cependant, dés les prochaines semaines, une tâche urgente s'imposera. Il s'agira de préparer les positions à prendre vis-à-vis de l'Empire américain, en fonction des deux personnalités candidates à la Maison Blanche, Donald Trump et Hillary Clinton. Celles-ci apparaissent très différentes.

Donald Trump, quels que soient ses défauts, s'efforce d'échapper à l'omniprésente influence de ce que l'on nomme l'establishment washingtonien, sur les plans notamment des politiques économiques. Il annonce rejeter la mantra du néo-libéralisme mondialisateur que sans défaillances jusqu'à présent les institutions américaines ont promu, quelques en soient les coûts pour la population elle-même.

Sur le plan international, Trump s'est fait connaître dès le début par une volonté de reprendre le dialogue avec la Russie. Ce faisant il s'attire sur ces deux plans une véritable haine des hiérarques républicains et démocrates, car il a conquis la sympathie de millions d'électeurs jusqu'ici silencieux par désespoir de pouvoir faire évoluer le Système. Il est probable, encore qu'il ne faille pas sous-estimer la capacité dudit système à réagir vite et fort, que s'il n'est pas assassiné, son élection provoquera un séisme tant aux Etats-Unis que dans le reste d'un monde soumis à l'américanisme.

Position à l'égard d'Hillary Clinton.

L'élection d'Hillary Clinton, au contraire, est considérée comme devant donner un feu vert à toutes les forces politiques et militaires voulant à tout prix relancer les guerres américaines au Moyen-Orient et en Europe de l'est, comme en Mer de Chine à l'autre bout du continent. Au delà, c'est la destruction de la Russie et de la Chine qui est ouvertement recherchée. Comme il s'agit dans ces deux cas de puissances nucléaires, les offensives contre elles, à supposer qu'elles se limitent initialement à l'usage d'armements conventionnels, dégénéreront vite vers l'emploi bilatéral d'armes nucléaires tactiques sinon stratégiques. Dans ce dernier cas, ce serait la destruction de l'inhumanité toute entière qui en découlerait, mais ceci ne semble guère préoccuper les états-majors et leurs stratèges. Ils nourrissent apparemment l'espoir d'échapper à une riposte nucléaire russe ou chinoise.

Il nous paraît donc évident que les clubs tels que la Convention pour l'Avenir de l'Europe (sans mentionner évidemment les partis politiques européens) devraient immédiatement définir ce que seraient leurs propositions, en fonction de l'élection de Donald Trump ou d'Hillary Clinton. La tâche sera difficile, mais nous pensons que les grandes lignes pourraient dès avant le début novembre en être élaborée.

En ce qui nous concerne nous y avons évidemment réfléchi depuis longtemps, mais il ne nous appartient pas de nous substituer à nos amis de la Convention pour l'Avenir de l'Europe, ou à  tous autres que ces problèmes intéressent.

Note
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2329&r_id=&t=Convention%20pour%20l%27Avenir%20de%20l%27Europe

15/10/2016
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